30/01/2010Comment la sodomie vient aux Ougandais - un mythePetit machin sur un mythe urbain qui court en ce moment, au moins en Ouganda : celui de la promotion de l'homosexualité par des lobbies étranger. C'est une spécialisation étiologique de l'idée que l'hs est en réalité importée des développés et n'appartient pas à l'Afrique.
Ce mythe est essentiellement propagé par... des prêtres/pasteurs chrétiens. Il obéit à la logique suivante (hs = homosexualité ou homosexuel, en fonction du contexte) :
Axiomes :
0. L'hs cey le mal - il y a des tas de "raisons" irrationnelles à cela, mais c'est surtout un axiome de base.
1. L'hs ce n'est pas Africain.
2. L'hs, ça s'attrape, comme une maladie - ou un vice.
3. L'hs ça peut parfois se soigner.
4. Les hs aiment particulièrement les enfants ou les jeunes.
D'où les théorèmes :
1. Sauf rarissime exception, aucun Africain n'est naturellement homo.
2. Tout Africain homo est soit un des très rares pervers né sur sol d'Afrique (peu probable), soit a été perverti par un non -africain = un Occidental (plus probable).
3. Il faut donc protéger les jeunes Africains des hs existant en Ouganda - et les familles doivent aider les parlementaires à faire passer la loi.
4. Il faut aussi empêcher les contaminations futures. Mais comment est-on contaminé ? Tout simplement en couchant avec un hs ! Mais comment un Africain coucherait avec un hs, puisque ça lui est étranger ? Mais tout simplement : parce qu'on lui proposerait argent ou service en échange. Et qui peut lui proposer de l'argent ? Mais tout simplement les organisations qui font la promotion de l'hs - = qui défendent les droits des gays - soit sur le territoire de l'Ouganda, soit depuis l'étranger.
Dit autrement : les associations gays internationales sont accusées d'envoyer de l'argent en Ouganda pour y constituer un capital financier à convertir en adhérents (= hs), prostitutionnellement recrutés dans la "naïve" population locale.
Tout ça matérialise sur quelque chose de moralement tangible la relation de dépendance économique à l'Occident (fondamentalement et vicieusement néocolonialiste, il est vrai) - tout en permettant à certaines autorités religieuses renforcer leur légitimité aux yeux de leurs ouailles (on combat le mal) - et tout en obéissant à une logique de "rumeur" extrêmement fédératrice et cathartique (ça décharge les passions et les angoisses sur un objet à la fois proche, atteignable dans sa matérialité et totalement fantasmatique dans sa connotation morale).
Bref, c'est pas drôle. SsempaSur le Pasteur Ssempa, égérie pro "anti-gay" en Ouganda, je crois qu'on peut lire cela. On en apprend un peu plus sur les méthodes pour le moins... originales de ce bon pasteur en vue de convaincre ses ouailles que gay is evil. Il a, de son propre aveu, passé du temps et sans doute de la sueur en recherches nombreuses pour essayer de comprendre ce qui se passe dans l'intimité sexuelle des homosexuels... pour en ressortir tout chargé de pornos hardcore (scatologie, S/M, fisting) propre à égayer, mais oui, ses show en faveur de la proposition de loi.
Je suppose que le prochain mouvement de Mr Ssempa sera de promouvoir un Kill the straights Bill, avec, à l'appui, la production porno hétéro, autrement plus fournie en matière de sexualité kinky.
Bien sûr, l'article de référence reste celui-là, long live gug, and I mean it. SquamesJ'ai vu ce matin les tavelures de ma main droite, blême dans la lumière d'hiver.
J'ai quitté mon clavier, mon écran, les lignes sans cal de mes conseils aux générations et suis parti me refaire une peau sous les aiguilles du ciel. 27/01/2010Ssempa sur le futur ambasadeur d'Afrique du Sud en OugandaSsempa se fend d'une tribune dans The Independant.
Je rappelle que Ssempa est ce pasteur évangéliste (je crois bien qu'il est évangéliste, oui) qui souhaite ardemment voir passer la proposition de loi ("Kill the gays" bill). Ses méthodes d'argumentation ne s'embarrassent de rien - pas même de la diffusion de porno gay, aussi trash que possible, pendant ses meetings.
Il essaie d'intervenir en faveur de la nomination de Jon Qwelane, Sud Africain pressenti pour être ambassadeur en Ouganda.
M. Qwelane est connu pour ses positions plutôt fermes sur la question de l'hs. Quoique que la Constitution Sud Africaine protège les homo, Qwelane fait partie de ceux qui verraient d'un bon œil qu'un homme politique "ait les couilles" (sic) de modifier la constitution pour en excepter les gays (il y a un oubli persistent du rôle que joue la constitution pour encadrer les droits de la majorité, en faveur de l'idée que toute idée de la majorité devrait pouvoir être incluse dans la constitution, ce qui est, démocratiquement, une aberration.)
De nombreuses voix pro-gay se sont faites entendre pour déconseiller cette nomination. La réponse de Ssempa - qui n'est rien qu'un citoyen ougandais standard) adressée au Pdt d'Afrique du Sud contient un appel au boycott en cas de non nomination. Homophobie ougandaise - entre autresUn article d'une observatrice internationale. On y trouve quelques pistes des degrés possibles d'intrication entre la proposition de loi et la politique ougandaise.
Une analyse à plus large spectre peut être trouvée ici. Il y a en effet une contradiction dans l'attitude des pays dits développés : comment légitimement menacer l'Ouganda de fermer les robinets de l'aide si la proposition de loi passe, alors que ce type d'attitude n'est pas même évoqué pour ce qui concerne les affaires de corruption qui semblent gangréner le pays ?
Parallèlement à cela, il est... il serait cocasse de constater combien un évangéliste haineux (et nationaliste) comme Ssempa peut en appeler à une tradition vieille de 5000 ans, entièrement bâtie de toute pièce : il est désormais bien avéré - je veux dire par des études sérieuses du genre de celles-ci - que l'homosexualité n'est pas d'importation occidentale en Afrique et y a vraisemblablement une histoire aussi longue que celle que lui refuse Ssempa - mais on sait le fanatisme peu regardant sur la qualité de ses arguments, et moins encore sur la probité à les obtenir.
Source des liens - comme toujours. 25/01/2010OugandaJe suis de près - j'essaie - le développement de l'Anti-Homosexuality Bill d'Ouganda - plus connu comme le Kill-the-gays Bill.
C'est un texte de loi, très largement inspiré par les fondamentalistes chrétiens américains, visant à éradiquer l'homosexualité d'Oganda. On en a peut-être parlé sur GA, je ne sais pas, je ne lis plus le JDI. Comme je suis le truc (via yagg, et surtout l'excellent blog de gug), je ponds, quand je peux, un résumé des dernières nouvelles et liens intéressant - choix subjectif - sur le sujet. Je posterai donc également sur GA ce que je commets ailleurs. L'information sur le Web est en langue anglaise, le monde francophone restant assez... timide sur ce sujet. Ce qui motivera ces deux ou trois posts.
Comme je n'ai pas un temps fou pour croiser l'info prévenez-moi en cas de diffusion d'information fausse ou incomplète.
Le texte de loi est ici. Il est important de le lire - ce n'est pas très long, mais c'est en Anglais, et juridique.
Pour résumer :
- L'hs (homosexualité) est déjà réprimée en Ouganda - il faut une preuve de pénétration.
- Le texte de loi, sous des prétextes de sauvegarde du modèle familial (hérité du colonialisme) et de protection de l'enfance, durcit encore invraisemblablement cette législations.
- Il crée le crime d'homosexualité aggravée : avoir un rapport hs avec une personne handicapé, avec un mineur de 18 ans (moins de 10 ans, donc), en étant séropositif, en étant récidiviste (donc en ayant déjà été pris une fois pour un acte hs), etc. La peine contre ce crime est la mort (pendaison, en Ouganda).
- Il définit la relation hs comme "tout attouchement en vue d'obtenir du sexe
- Il oblige à la dénonciation d'actes hs sous 24 heures après connaissance des faits (sous peine de prison) ;
- Il définit le "bordel" de façon si lâche qu'une simple chambre à coucher où on aurait eu un rapport hs suffit à en faire un. Tout propriétaire de "bordel" est passible de peine de prison.
- Il interdit la diffusion sous quelque forme que ce soit de matériaux faisant la promotion de l'hs (et donc toute forme de prévention)
-etc.
Il st porté par un Membre du Parlement : David Bahati et supporté par certains pasteurs évangéliste, dont un certain Ssempa semble le plus représentatif, et les confraternellement joints pour une fois, les imams musulmans.
Devant la pression internationale, il semble que le gouvernement hésite, mais il argue ne pas pouvoir retirer la proposition de loi, qui est celle d'un Membre du Parlement. Mais il est soumis à la pression de sa population, des fanatiques comme Ssempa (très proche des évangélistes américains) étant en train de monter une marche d'un million de personnes en faveur du texte pour le 17 février.
Il serait possible que la peine de mort soit commuée en... 20 ans de prison.
A ce jour, le gouvernement français, pour des raisons que j'ignore, ne s'est fendu que de la mention d'une vive préoccupation, et puis, silence radio. En revanche l'Ouganda étant dans l'Afrique anglophone, la proposition de loi a beaucoup fait couler d'encre et d'intervention diplomatique de la part des USA, de l'Angleterre et... de Suède, et oui. Much ado about "nothing"? Je n'espère pas. On verra.
More to come, comme on dit. 24/01/2010Rien - à J* - ne s'agirait-il pas de toi - en passant
(Posté ailleurs, déjà - à lire - impérativement - avec : ça et puis ça ou encore ça).
S'il venait là, comme un feu dans le désordre des glaces - l'image du dehors réverbère l'écholalie de mon rien sur les chants électriques
rien
qu'un brouillage, de toute pluie
d'amour
amr
r
en - dessus de mon cœur lisse
comme la panse infirme de la machine à baiser les déserts
prose
adultère
S'il venait là..., i l
sa note délivre l'r de mon corps rose
ô l'adulée morose
l'erre m édusée d'enfance, like a god délivré des os
- of all waters, fence ajournée de l’ivoire des mots
ô l'ami qui me décolle dans l'r brassé
de tes ors
pers
S'il venait, il... là
ô l'ami ô l a m i ô lalie la ô eulalie bonne mignonne ô
dis, dis, dis, dis, cil sur ta joue, l'ajout d'un si sur les jours fera-t-il amour venir la pluie que jà jà j'appelle l'appui de ton l de ton r aux cieux ébriés des claires violes d'amers. Lalalie ébriété débris de ciel sur mon lit - où ajourer mon sort d'un nouveau nerf et plus subtil qui me dirait l'accord oh de l'effritée de chaque ch chaque note noire ébène Ebben où j'ivre dans l'entre-espace de tout livre.
Il.. s'il oh il dans le simple des jours éjoui, il...
ébloui
o
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i l ( (( ( ((((( ( ((
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ien 02/11/2009Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur. 30/09/2009Liberté griseVous exigez allégeances. Que l'on s'occupe de votre grande-personne et des soucis de vos enfances. Au miroir de votre désir encore, nos plaisirs conformer.
Quelle valeur en vos bras auront nos abandons ? pour vous quelle saveur ? qui n'accueillez jamais que le fantasme de vous-mêmes ?
Apprendre à respirer, ne croyez-vous pas ? jusque dans la révolte, équilibre de vos économies amoureuses. On ne se veut jamais libre qu'aux enclos de nos fantasmes.
Je vous reproche vos reproches dans l'injustice de mes huit ans. Le souffle m'interdit : faux-chant perfusé. La chaleur de mes paumes à ma main surajoutée trace cheminée où nait le vent taurin.
Vous êtes ce que vous êtes. Cela est bon. N'espérez pas que je vous y rejoigne. Il n'y a nulle part vers où bifurquer. Nul parfum ne distingue jamais la rose. Ce qui se fait, se fait. 27/09/2009EffusionEn ouvrant la boîte, Pandore, j'ai trouvé ton sein. Sur mon cœur je l'ai gardé, toute la nuit serré.
Chantant des eleison, je l'ai vu dissoudre une armée de frissons. Le dernier, mourant, y perce chemin de sang et de lait. Le ciel s'y est noyé.
Me tiendras-tu la main au retour de l'esseulement dans le sans-dieu du monde, me tiendras-tu la main, oracle de toute misère, ô amoureuse ?
Immense, ton eau n'attends pas les clefs cathédrales. N'attends pas la réconciliation d'avec les morts. N'attends pas le souper des anges de toujours tenus à la dévoration des cœurs ensablés.
Ô mon aimé, que m'importe le temps dépensier, que m'importent les hommes et les dieux petits à leur âme tatouée, rien ne vient, rien ne va, dans l'émotion énorme au violoncelle des nuits.
En ouvrant la boite, le parfum des grands iris blancs. La trace de ton sourire, et l'œil brun qui va, droit. Le chant, infini. 16/09/2009Déduit programméIl m'étonne ce il : un neutre, comme on dirait il me sied ou il pleut.
Autant par période fou de sexe ; autant, amoureux, assidu au déduit ; autant farouche pucelle toujours me trouvera-t-on à me poursuivre d'un programme de sexe ou d'amour.
Je ne parviens pas à m'inscrire dans un emploi du temps : tel jour avec X, tel autre avec Y, un troisième avec Z, le suivant avec X et T. Alors que je pourrais sans trop de difficulté me couler spontanément dans pareil programme (X, Y, Z et T à mon goût) - n'était-il assorti d'inscriptions en bonne et due place dans l'agenda de mes semaines.
Bref, je n'ai ni talent, ni appétit pour le sexe programmé. Ce qui me pose parfois problèmes, quand je pourrais spontanément dire "oui", mais qu'une insistance à vouloir promesse de ce qui n'est que possibilité me fait m'enfuir, fée affolée. 08/09/2009En ré-écoutant le Vangelis de la play-list
Je suis passé de l'autre côté de mon corps ensablé.
Dans mes propres bras, prendre l'enfant que j'étais et lui donner - enfin, ô larmes ! - la rassurance tant attendue.
Je suis passé de l'autre côté. estran chromatiqueTu auras du soleil
ma main
le bris clair de la nuit
au serein
jamais un doigt
l'ongle des marées
d'émois
ah !
cela se tait
cela
d'aucun désigné
à bout de bras
la lune amarrée
07/09/2009MétaTout a ralenti. Je fréquentais trop les forums pour que GA ne me devienne pas insupportable. Quelque chose de poisseux s'accrochant au lieu. Je n'ai jamais vraiment supporté les embrouilles de basses et hautes cours, non plus que ces luttes de pré carré où chacun tente d'imposer qui ses valeurs, qui ses croyances, qui, au travers d'injonctions à se présenter pour ce qu'on n'est pas, sa tranquillité de petit moraliste. Je passais outre. C'était une erreur. Ca m'a peu à peu pourri GA. Et je m'en suis allé ailleurs chercher provende de gens fréquentables, délaissant les amis, quelque peu. Elaborant des stratégies de transfert des quelques billets vaguement potables de mon blog - ceux qui supportent la relecture
I guess I'm back. Parfois sur le JDI. Souvent simplement sur ces lignes. Quelle teneur à venir ? No idea. 20/08/2009Bah !ni l'infini débusqué aux salaisons de l'adolescence.
écoute plaisante playlist d'Estebanus,
remercie au passage
le temps qui m'est donné
à perdre - le meilleur
trésor non thésaurisé
lune sans quartier
sperme épars sur mouchoirs secs
été perfusé
20/07/2009sans-sommeilun flot, posté ailleurs. Adolescent. Assez mauvais. De la matière pour ailleurs-autrement. Un état d'âme - et la complaisance qu'il emporte.
Vous n'y croirez pas, c'est votre affaire. Mes insomnies sont de toute heure. Aujourd'hui. Là. 13:10. Ciel bleu pâle sans éclat. Cumulus floutés. Ma tête est lourde, ma gorge serrée, mon esprit vrille sans lendemain des tonnes d'archives dépassées et succulentes, l'infini me tend les bras comme un désir fripé mais je reste le cul sur ma chaise, affalé comme une trop vieille couleuvre, squameux et fébrile. Je devrais dormir malgré la raideur du jour. Et ben non. Je tapote des conneries et je m'en veux. La liberté de l'insomnie, la vivacité de la coke, le bonheur de la jeunesse, la bonté de l'homme, l'existence de Dieu. On peut y croire. Mes ongles trop longs enfoncent le clavier, fouillent les entrailles numériques, ripent contre les os de plastique - carnassier digital, je ronge ma pulpe, aiguise les phalange, me trace une croix sur l'œil qui alors suppure la nuit comme une sanie à dévorer le soleil. L'ordinateur crisse, je geins, doucement lové au cœur chaud de l'étron-monde - vous, mouches affairés, croyez passer quelque part, ne faites que pondre, je n'aime personne dans ces nuits longues d'aucun éveil - nos enfers intiment à l'adolescent une écriture nostalgique du tout sans crainte de l'enfance - parodie paradis - le sans-sommeil exténue l'être, je ne suis qu'un sac stomacal vidé vidé vidé un avoir que rien ne sait remplir, rien rien rien sinon la main calme de la mère qui n'est plus, qui n'a jamais été qu'une réaction flasque au toujours-plus. Parfois, je deviens fou - c'est un tremblement d'être, de ce qu'il en reste, une chute qui s'effectuerait dans toutes les directions possibles, il ne me reste plus qu'à me tenir droit sur ma chaise, droit, pas-bouger, le gentil chien chien, pas bouger, tu auras un os, oh oui, un os à ronger, lentement, comme Annie aime les sucettes, à ronger comme le nez d'un amant, comme un doigt dans une assiette aië. On est complaisant, la nuit, on se vautre au dedans de soi au dedans de l'infini au dedans du silence Soupline d'une chute dans la soie du ciel. C'est qu'on se dissout. Je supporte mal la dissolution - et je l'adore. Ma peau s'y ride, le ventre m'y ballonne, le dos se voûte sous la poussée de l'indignité, je redeviens ce vieux Schmil geignard sans autre ceinture de sécurité que le fatras d'une bibliothèque, encéphalopédie poussière. Et quand j'ai vomi, c'est une délivrance, un peu, le corps qui retrouve une frontière et la peur de tes mains qui reflux avec leur désir hyperbolique. Descendante, la marée libère l'estran - territoire du vide - où l'on peut jouer un peu avec soi-même sans craindre la décapitation. On sait qu'on n'est rien rien rien, cela ne nuit plus, c'est le plateau apaisé du sans-sommeil où l'on se plait aux roches cuisantes et au vent décapant, parmi les cimes et les exceptions exaltées. On est roi. On est Dieu. On est rien triomphant de l'abîme. Pis-aller. On est seul. Seul. Seul. On est seul. Mais les comètes ne me trouent plus l'âme - désincarné, les chevaucher, un temps. Jusqu'à l'abrutissement qui m'écrasera et me laissera, un nouveau matin, anéanti dans ce nouveau monde que chaque jour ouvre dans sa sale lumière. 27/03/2009Ephéméride(Originellement publié sur Et Alors)
Au sortir de "Shortbus" (le film, pas le bar !)
je ne retiens jamais de toi que la forme d'une épaule, d'une hanche, et le palais de tes yeux, bouche océanide, front de rire et d'été.
mon corps sait ta caresse, l'humanité de tes reins - tes odeurs et tes rythmes, peaux premières - la rondeur du temps accordé.
mon corps lui se souvient - je ne sais dire ce qui est sans pluriel
( )
tu es
qui
me donne
les
j
ours 28/02/2009RhapsodiesC'est du passé que viennent mots et images dont je m'outille pour parler de moi.
Menteries, pour ce que je deviens, vieilles mues, qui s'attachent.
Je ne sais pas ce que je suis. Ce que je suis est bon. Ce que je suis n'a pas de direction. Lumière et vent.
Aucun idéal ne me définit ni ne me retiendra. Seule l'odeur des pierres dans les paroles d'une amie chère.
Je suis la colère d'une étoile
au dedans de vos aines ensalivées d'espace
Crois-tu ? On ne sait jamais la nuit mais l'ajournement du malheur. On ne triche pas avec la rondeur d'une volupté sans hier. On devient (est.
Crois-tu ?
"Je ne veux pas q...
Je v'
j
uste
ton c (juste, ton u rond comme une supernova, comme un vo l de m
ouche
rien - nothing - nothing !
Jouer. Joueras-tu ?"
Laisser s'évaporer l'esprit de sérieux comme celui du vin.
Et l'accord rompu à tous les frissons de ton chiffre sur ma peau
dilatée comme un nœud défroissé.
23/02/2009Vrai de vraiToujours
Jamais
Un jour
Pourrait
Hier
Ah si...
Aussi
Peut-être
Sans doute
Avant
Vrais-
blement
Prob-
lement
Tu verras -
Ce sera -
Là-bas
Demain
Pus tard
Après
Mais...
Cependant
Pourtant
Mé-
moire
"Tu y crois, toi ?
- A quoi ?
- La vérité ?
- Tais toi" 14/02/2009En-passant (11)RezoG
is dead to the Kli
ban
inspire
expire
ouf !  |
| Blogs à ravir
(quelques uns, ici ou là.) De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)
Les plages d'Agnès (3+) - Autobiographie ou tombeau (anticipé) - Si lumineusement frais Valse avec Bachir - Waltz with Bachir (3+ à 4) - … Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.
Autumn Me  |