27/03/2009Ephéméride(Originellement publié sur Et Alors)
Au sortir de "Shortbus" (le film, pas le bar !)
je ne retiens jamais de toi que la forme d'une épaule, d'une hanche, et le palais de tes yeux, bouche océanide, front de rire et d'été.
mon corps sait ta caresse, l'humanité de tes reins - tes odeurs et tes rythmes, peaux premières - la rondeur du temps accordé.
mon corps lui se souvient - je ne sais dire ce qui est sans pluriel
( )
tu es
qui
me donne
les
j
ours 28/02/2009RhapsodiesC'est du passé que viennent mots et images dont je m'outille pour parler de moi.
Menteries, pour ce que je deviens, vieilles mues qui s'attachent.
Je ne sais pas ce que je suis. Ce que je suis est bon. Ce que je suis n'a pas de direction. Lumière et vent.
Aucun idéal ne me définit ni ne me retiendra. Seule l'odeur des pierres dans les paroles d'une amie chère.
Je suis la colère d'une étoile
au dedans de vos aines ensalivées d'espace
Crois-tu ? On ne sait jamais la nuit mais l'ajournement du malheur. On ne triche pas avec la rondeur d'une volupté sans hier. On devient (est.
Crois-tu ?
"Je ne veux pas q...
Je v'
j
uste
ton c (juste, ton u rond comme une supernova, comme un vo l de m
ouche
rien - nothing - nothing !
Jouer. Joueras-tu ?"
Laisser s'évaporer l'esprit de sérieux comme celui du vin.
Et l'accord rompu à tous les frissons de ton chiffre sur ma peau
dilatée comme un nœud défroissé.
23/02/2009Vrai de vraiToujours
Jamais
Un jour
Pourrait
Hier
Ah si...
Aussi
Peut-être
Sans doute
Avant
Vrais-
blement
Prob-
lement
Tu verras -
Ce sera -
Là-bas
Demain
Pus tard
Après
Mais...
Cependant
Pourtant
Mé-
moire
"Tu y crois, toi ?
- A quoi ?
- La vérité ?
- Tais toi" 14/02/2009En-passant (11)RezoG
is dead to the Kli
ban
inspire
expire
ouf ! 10/02/2009En-passant (10) Je crois bien que je déteste RezoG
Inutile et incertain étal. Je ne m'y sens, non, pas bien.
N'étaient les deux contacts sympathiques que je m'y suis faits
je m'en suiciderais, de ce lieu sans
grâce. 25/01/2009Away!Bon ras-le-bol, je prends mon carnet, un bouquin de jesépakoi et je vais frapper la route au hasard dans Paris. Meet me there. Ma solitude, depuis tout petit remplie de choses extérieures, rassurantes, lointaines par rapport aux vivants, reste un lieu de repli malaisé, tout comme le sommeil. Il me manque un repos - hors la crainte irrationnelle du rejet.
On est loin des abîmes - juste une sensation lointaine. Cela me permet de penser comprendre, à moindre frais, la douleur, la vraie, qui arrache la vie dans l'instant, corrompt les libertés et forge les destins à force d'évitements ou de replays.
Mais au fond, que sais-je ? Ce n'est pas comme si j'étais bouffé de l'intérieur. L'amour n'est plus vraiment pris dans mes labyrinthes - seul son accès le fut un temps, et j'ai eu juste un peu de mal à le retrouver.
Je ne souffre pas réellement. Mon passé est clair de l'évidence d'un traumatisme. Cela me permet de jouer avec mes petites douleurs. Un rien me remettra, tôt ou tard, dans la ligne des bonheurs mondains. 24/01/2009 L'amour n'est d'aucun rêve, et de tous.rêves ramures, aux hommes-cerfs, conjugués de toute-jeunesse à la glaise étrangère - songes cruels et passionnés, qui puisaient corps-tendresse, corps-colère dans la réserve et l'avant-dit des concurrences...
caillasses dans les eaux bousculées des savoirs, roches grandes-arrêtées, et rétives à toute érosion, que l'on découvrait par hasard ou par enquête, et le goût du vent sur toute chose
cela tout entier que je ne puis décrire
23/01/2009Besoin urgentJe cherche un bon dentiste sur Paris !
Toutes suggestions bienvenues ! Merci ! 18/01/2009Words - Toujours, ça veut dire quoi, pour toi ?
- ... Je ne sais pas... Toujours... Si je dis toujours... alors là, peut-être ça veut dire, pour moi... c'est une sensation... c'est que je ressens... que j'appartiens plus à rien qu'une ouverture, que je suis complètement ouvert... oué rigole pas, c'est dur à expliquer !... Je veux dire, sans... sans retour sur moi, que je suis pleinement dans le truc auquel ce toujours il s'applique, sans arrière-pensée, sans pourquoi ni comment.
- Pfffff ! c'est trop métaphysique...
- Eh ! J'emploie pas toujours comme ça, c'est... chargé !
- Mais...
- En fait je ne l'emploie pas, je crois pas, ou avec réserve - du coup, c'est un mensonge.
- ... t'es pas romantique !
- Mmmm, c'est vrai.
- C'est triste !
- Ah ? Je trouve pas. Je l'ai été. C'est dans mes carnets de jeunesse. C'est douloureux. C'est un mensonge douloureux, voilà, le romantisme.
- Oui, mais c'est vivant !
- Ah ! pour être exaltant, c'est exaltant, ça oui ! Mais vraiment je crois pas que c'est nécessaire. On peut exulter différemment. Je veux dire... voilà : sans se mentir sur la nature du temps. Le romantisme, c'est trop plein de confusion entre l'éternité et... et la somme de tous les temps passés et à venir.
- Lamartine, tout ça, Ô temps suspend ton vol, là ?
- Oui, ce genre de rumination... terrible... sans solution, à part le souvenir... le souvenir, tu parles d'une intensité !
- Mais alors, l'idéal, l'enthousiasme, la... la vie quoi, tu peux pas... comment tu peux... Où tu mets le, je sais pas, le... le feu, la chaleur, la... la vibration merde ! C'est tout raisonnements et dissections ?
- Ben euh... oui il y a de ça, tu sais bien, non ? Mais bon... L'idéal... Bien sûr que si ! On peut. Mais en dehors... pas du temps, mais... de considérations, voilà, de considération pour le temps : c'est ce que je voulais dire quand je te parlais de l'éternité. Dans la fulguration, oui ! Dans l'intensité ! Mais sans rumination sur le futur, ou le passé. Un toujours, c'est pas fait pour durer. C'est juste... ché pas, comme un flash d'une intensité infinie. Hors du temps. Dans le sans pourquoi de ce qui vient !
- ... Oh là làààà !
- Ben quoi ?
- (rire) Tu te prends vraiment la tête !
- Mais...
- Nan en fait... En fait t'en meurs d'envie ! Je veux dire, du romantisme... Sauf que... T'es comme... Tu as peur du temps, oui ou... ou de l'engagement ché pas, dans le souvenir... et dans l'avenir. Du coup... ptête bien que t'es pas un romantique dans tous les sens du terme, mais sûr, t'es un sentimental... un sentimental contrarié, même je dirais.
- Ah,... tu crois ?... Je me suis jamais représenté les choses comme ça... oui, ça oui, peut-être bien. Mais alors j'ai encore vach'ment du mal, c'est difficile de lai...
- Chhhht ! Embrasse-moi.
- ...
 17/01/2009LearLa musique n'est pas toujours... bon, c'est un peu bruyant. Mais...
Bon, des extraits du Roi Lear. Avec Ian Mc Kellen. 14/01/2009Oh làlà !C'est n'importe quoi, cette période.
J'avais décidé de me raconter - un peu plus que ce je ne faisais par le passé
mais là, ça vire débile.
inutile
Bon. Faut juste que je parvienne à ...
on en devient vite complaisant
Bon. Excusez-moi.
Je reviens.
plouf plouf.
On efface tout et on recommence.
donc :
des calins !
et des bisous
et des calins
et des amis
gentils
et pis des calins
aussi
Voilà
C'est comme ça !
The rest is silence.
Et bouffer le monde, virer les livres, maltraiter les chemins, rire gras, faire l'impasse sur la prudence
tu y crois toi ?
non
tu t'amuses encore avec la distance, dans l'enceinte stérile 13/01/2009Chtites moléculesLa Sertraline commence à faire effet. Je respire. 12/01/2009Rêve, un rêve.Cesser de croire que quelque chose un jour viendra réparer la perte.
Cicatrice que l'on gratte précautionneusement.
Je me noie, lentement, dans l'eau claire.
Bibliothèque, fantasmothèque, masturbothèque, bordèlothèque, pouèmothèque, muzikothèque, orgasmothèque. Vases inutiles.
Il n'est personne pour retenir ce qui s'éparpille.
Vouloir n'être. Rien.
Sinon le vent.
Le vent.
11/01/2009En-cycl(o-thym)iqueTracer un cercle autour de soi. Y tourner plus vite encore pour donner l'illusion d'un homme. Quelques années. Lentement se dissiper. Atome par atome. Un cheveu, parfois un squame. Un crissement de dents. S'écraser sur les parois, fort. Centrifugé. Aggravé. Faire croire. Ecouter comme des bulles l’apoptose sucrée des cellules. Champagne halluciné. S’écouler bas. Ptose sénile. Déversement suspendu des organes. L’illusion du vide d’où l’on vient nourrit. Le monde est plein d’anges. D’elles. Au centre immobile de pénombre accumulée. L’ailleurs tourbillonnant sur soi du centre. Le centre. Condensé continué du mouvement, sur soi, par nous. Ange. Déchu. Plein d’ailes à cran évoquées dans un éternuement. Elles à croc en bord de trou, noir, ô centre. Dévo(ra)tion au moyeu libre de la roue. Ventre étale sur le bord grave des choses. Accélérées. Le moyeu consume. Chaque rayon fixe une mouche grasse. Crocs au ventre. Esses voraces. Cytoplasme en goguette hyperfluide au long des bords du rien où s’entend l’amor. Ichor. Corps cou coupé. Baise m'encor, rebaise moy et baise. A l’aise. Dans la fureur crème des viscères. Pédoncules, là. Moi. Grappin froid. Noué. Roué. Moi, cylindre. Inversé dedans dehors dedans. Sur les parois enrouées. Pour cet axe, haine. Cette elle. Axis mundi mihi. Inaxessible. Immarcescible. Moi fossile. Fissible. Détaché dans la déhiscence d’un fruit. Sec. Effrité là. Sans éclat. Sinon le rayonnement, synchrotron, de mes électrons dans la course ronde qu’en contorsion vers le centre je cercle. J’ivre, de mauvais alcool et de bile, mobiles fols, orbes à vide. Shut up! Billes bleues de mes yeux. Dehors dedans dehors. Plis. Blocs. Plic ploc. Gouttes encore sur sol propre. Troc opératoire. Rotation. Centrifugation.
05/01/2009QuetschionneJ'ai cherché sur Google ce qu'accepter un/une Saddagueti pouvait vouloir dire. Je n'ai pas trouvé.
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur ce sujet ? Merci ! 31/12/2008Exhortation
Odilon Redon - 1872
Des champs d'enfer, où, par désamour jetés, nous nous laissons survivre au loin de nous-même, on ne sort qu'affrontant la menace de son anéantissement.28/12/2008En-passant (10) Ceci reste décidément un irrégularo-blog. Je ne suis pas toujours d'humeur à m'écrire. Question de sensibilité à la densité des bifurcations du labyrinthe : trop, je m'y perds et rien ne sort qu'informe ; trop peu, je me nourrirais de la contemplation d'une feuille sous le vent, émerveille !
L'entre-deux seul fait paysage pour une écriture, des contreforts concassés de l'angoisse aux sérénités étroites des cluses ou les méandres ivres de tous les savoirs et les limons pipi-caca-foutre des obscénités enfantines. Dans tout cela, fort peu d'humour - de l'ironie, beaucoup, et quelques sonnailles de mots du côté de l'absurde et des limites.
Me, myself and I. Je ne m'en suis jamais caché, il n'est question que de moi, et de grands concepts, ce qui revient au même. Tu ne sors guère d'une prison-savoir bâtie depuis au moins le CP - voire antérieurement - en deux coups de cuillères à psy. L'intellectualisme m'est au dedans aussi envahissant que l'est devenue chez moi la bibliothèque et le trop d'exigence que je me porte m'empêche souvent d'être simplement spontané - prix à payer pour n'avoir jamais été très tendre avec moi-même : à 15 ans déjà, dans le carnet récemment retrouvé : Je voudrais [...] que toute marque d'égoïsme me quitte."
Je ne dois que trop souvent lutter contre mes tendances centripètes. Elles font de ma solitude un refuge, au risque, avéré parfois, de l'esseulement. Solitude c'est : ivresse de mots et de sexe, contre les crocs de boucher du réel. Parfois aussi, je prends un bain :o) J'ai mis des années à apprendre à socialiser convenablement - que veux-tu, passé d'un nerd, doublé d'un dork vaguement dépressif, tendances geek jamais totalement actualisées, ouf (*).
Je me sens un peu seul, en ce moment - et, oui, je fuis ! Au plus court de la lumière, c'est toujours dur, l'hiver. J'aurai plus d'endurance au cœur du froid, lorsque les jours auront repris un peu de consistance. Il faut dire que, privilégié je, mon appartement est raisonnablement bien chauffé.
Fernand Khnopff - I lock my door upon myself - 1891
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(*) A Nerd is someone who is passionate about learning/being smart/academia. (96%)
A Geek is someone who is passionate about some particular area or subject, often an obscure or difficult one. (35%)
A Dork is someone who has difficulty with common social expectations/interactions. (35 %)
I score Pure Nerd here.MementoMon père m'a rapporté ce Noël un de mes anciens carnets qu'il a retrouvé récemment caché derrière la tringle à rideaux de ma chambre d'enfant et d'adolescent. Rien de son contenu n'explique pourquoi ce carnet était caché là - bien d'autres auraient mieux mérité ce traitement !
Si je me souviens parfaitement de certaines des pages, d'autres me sont plus obscures. Les feuillets de fin sont de brouillon - mots croisés, systèmes d'équations, une notule de mon père en forme de plan de cours sur la théorie de la lumière, etc. Les pages initiales s'organisent autour de trois séquences, de décembre à octobre - l'année n'est indiquée qu'à partir du mois d'avril : 1985 (14 à 15 ans). Un voyage en Inde, lignes assez insipides. Méditations de printemps au bord de la mer - sensations-Prozac. Et quelques notes sur des camarades de classe.
De cela ressort :
- je n'ai pas réellement beaucoup changé depuis, sinon que je suis sans doute moins compliqué-dans-ma-tête - mais je paie encore le malheur de ces années là - de celles qui ont suivi, surtout ;
- les bases de mon écriture - graphie et style - étaient posées (diantre !) le reste n'a été qu'ébarbulage - et encore...
- si je n'en avais alors aucune conscience, j'étais déjà plutôt attiré par les garçons. Le dernier billet, un de ceux dont j'avais totalement égaré le souvenir, témoigne d'une attraction que j'appelais "amicale" :
l'amitié(sic) est le plus beau de tous les liens unissant deux êtres, [...] je voudrais que ta vie et la mienne ne fassent plus qu'une.
En vérité, tout cela n'était accompagné d'aucun fantasme clairement homoérotique : pure sublimation adolescente, à un âge où je me vivais comme infiniment non désirable, plutôt contrefait, parfaitement écorché vif, et de toute façon destiné à une vie à laquelle la désincarnation aurait mieux été - malgré une activité onanistique pour le moins vigoureuse depuis l'age de mes dix/onze ans. Mon aveuglement ne durerait encore que le temps de ma relation tout aussi intensément idéalisée avec ***, jusqu'à la compréhension dramatique de ce qui se jouait là, à la fin de l'année scolaire, en juin 1986. Suivent neuf à dix ans d'extrême confusion et, je peux bien dire, de malheur.
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| De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)
Les plages d'Agnès (3+) - Autobiographie ou tombeau (anticipé) - Si lumineusement frais Valse avec Bachir - Waltz with Bachir (3+ à 4) - … Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.
Autumn Me  |