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eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

29/04/2004

29/04/04 - 00:01

Arbeit, Freiheit, tout ça.

JE NE VEUX PAS ALLER BOSSER DEMAIN.


Pfff Ca va mieux.

28/04/2004

28/04/04 - 02:10

In-der-Welt-Sein

On est balancé au monde. Banal. Dans cette enveloppe coresprit, épaisse et indépassable. Un belvédère d'où se dégage une vue. Tous pas-pareil - tous pourtant à ressasser les même vieilles, vieilles-vieilles conneries, toujours neuves.

(Notre civilisation ne nous a pas enseigné grand chose, sinon une certaine forme de précarité ontologique, si l'on m'autorise les gromos - soit dit en passant, elle a même réussi à boulechité sa religion, dont elle ne reconnaît l'esprit ardent que du bout des lèvres, et encore, en en retournant les plus fines pointes en slogans planqués-bourgeois, les sept péchés capitaux, par exemple.)

Tous conversant sur un compromis, entre communion et malentendu. Nous reconnaissant par nos enveloppes plus ou moins emmêlées les unes aux autres - ça me fascine, qu'il y ait un moi en face de moi, qui ne soit pas moi, un autre "moi-même" qui n'est pas vraiment cet "autre moi-même" dont on nous rebassine les oreilles en Terminale ; la peau que je caresse n'est pas seulement un autre bout de tissu sur lequel je me branle.

Du coup, c'est pas toujours mauvais de vous avoir autour en face. Et cela, oui, cela, ben ça me défrise la boîte à concepts - qui est frisée, voir photo.

Ca m'émerveille.

26/04/2004

26/04/04 - 23:34

Roses

Deux assez semblables

La rose est sans pourquoi
Fleurit parce qu'elle fleurit
N'a souci d'elle-même
Ne désire être vue
Angelus Silesius


Ainsi donc, rose,
Malgré

Les cajolements, les répétitions,
Les analyses, les descriptions,
Les lyriques modulations,
Les amoureuses dévastations,

Malgré même
Les comparaisons,

Tu continues
Pareille.
Guillevic

26/04/04 - 21:29

Philosophies

Bon... pourquoi, philosophie, philosopher ?

Traquer une vérité qui se pourrait encager de mots ? Mais à quoi bon tout entretisser de mots de la terre jusqu'aux cieux, si c'est pour en perdre le goût de l'étoile, du vent et des plantations tranquilles de cheminées sur les toits ?

A percer le semblant dont nous encoquons les choses ? Fracasser les habitudes à coup de marteaux, renverser les établis, ne pas retenir l'eau qui passe. Cesser d'habiter les concepts avec la ferveur du parvenu. C'est encore se jouer de mots, sans doute : relancer la grande machine à palabres, machine à écrire la sentence, glacée, dans la chair vive de notre esprit, à tenter, malgré tout, de dire, ne fût-ce qu'un peu, brutalement, le vrai - Ouranos disséqué.

Roi, le philosophe se le croit, depuis Platon. Roi, ou en droit de l'être. C'est là, mortel(le), sa chute. Platon même y fut englouti ; à répugner régner sur les hommes, le roi-philosophe s'est très tôt enivré de son pouvoir sur les pensées. Mais pourquoi voir le soleil face à face lui aurait-il jamais donné l'impression d'être meilleur que les autres hommes ?

Philosophe : trop souvent, Tantale qui se complaît à sa faim et sa soif ; Tantale rusé, toujours un peu plus proche, dirait-on, de la manne qui pourtant se refuse ; Tantale usé, boît sa salive, avale sa morve, s'enivre de ces pauvres nourritures.

Juste laisser la pensée se faire seconde - pas uniquement dans la vie psychologique ; mais dans la prétention des contenus (théories, systèmes, ...), où elle se prétend première de toutes - ;
sans pourtant y renoncer, sans pourtant abandonner cette diseuse de vérité briseuse de murs.

Là-dessus, un Laruelle a quelque chose à dire, oui. J'achoppe encore. L'exaltation d'une grande pensée ne m'a jamais valu un coucher de soleil, le ciel étoilé au-dessus de ma tête (elle est pas de moi, celle-là :o) ), la 3è de Mahler, une cantate de Bach, le tryptique des trois bleus de Miro. Penser, un peu mon tombeau.

24/04/2004

24/04/04 - 10:27

Ô temps !

Il fait beau à en pleurer. Je ressors mes chemises. Les changements de saison, c'est toujrous le foutoir ; changer d'alimentation, changer de vêtements, changer de rythme.

Si encore je pouvais changer d'horaire, arriver au boulot sur les 17:00 et en repartir à 19:00. Mais non. Les saisons affectent les marchés - autres temps, autres marchandises - mais pas leur cadence.

Et puis, à y réfléchir, il faut bien que tout le monde ait de l'électricité !

Vous diriez quoi, si au printemps, on ne pouvait plus rien faire qu'entre 17:00 et 19:00 - belle révolution !

Alors je me lève tôt et vais pédaler pour vous, pour que les zélectrons vibrent le long des grandes-moches-lignes haute-tension et que vous puissiez vous connecter sur la Ternette.

Petits veinards, va !

18/04/2004

18/04/04 - 21:42

Nada

J'ai rien à dire.









Ca fait
du bien.

02/04/2004

02/04/04 - 22:13

Baba Yaga

Ca ne sent plus le beurre à la maison. Je vis plus dans un Kwing Amann, c'est pas plus mal - une sorcière finit toujours par s'immiscer dans une maison en pain d'épides et autres tartineries.

Donc pas de sorcière. Enfin peut-être pas. Je n'ai pas de placart à balais. Mais ça veut rien dire. Faut que j'aille vérifier les coins. Et les angles.

 

Blogs à ravir

Finis Africae - Disciple foisonnant d'U. E.
Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me