In-der-Welt-Sein
On est balancé au monde. Banal. Dans cette enveloppe coresprit, épaisse et indépassable. Un belvédère d'où se dégage une vue. Tous pas-pareil - tous pourtant à ressasser les même vieilles, vieilles-vieilles conneries, toujours neuves.
(Notre civilisation ne nous a pas enseigné grand chose, sinon une certaine forme de précarité ontologique, si l'on m'autorise les gromos - soit dit en passant, elle a même réussi à boulechité sa religion, dont elle ne reconnaît l'esprit ardent que du bout des lèvres, et encore, en en retournant les plus fines pointes en slogans planqués-bourgeois, les sept péchés capitaux, par exemple.)
Tous conversant sur un compromis, entre communion et malentendu. Nous reconnaissant par nos enveloppes plus ou moins emmêlées les unes aux autres - ça me fascine, qu'il y ait un moi en face de moi, qui ne soit pas moi, un autre "moi-même" qui n'est pas vraiment cet "autre moi-même" dont on nous rebassine les oreilles en Terminale ; la peau que je caresse n'est pas seulement un autre bout de tissu sur lequel je me branle.
Du coup, c'est pas toujours mauvais de vous avoir autour en face. Et cela, oui, cela, ben ça me défrise la boîte à concepts - qui est frisée, voir photo.
Ca m'émerveille.