Pub

eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

27/02/2005

27/02/05 - 18:01

Tide in - tide out

Coïtus
interruptus.

(back to earth, for a long time
I hope)

- essais de réincorporation, après tant d'(aveuglements).

24/02/2005

24/02/05 - 11:53

Houpette éternelle

Lu dans le dernier numéro de La Recherche :

Tintin était probablement atteint d'une déficience en hormone de croissance et d'hypogonadisme hypogonadotrophique en raison de traumatismes craniens répétés [...]. Les nombreux accidents que le reporter a subis au long de ses aventures ont abîmé son hypophyse, avec à la clef des perturbations hormonales. [...] Claude Cyr, professuer de médecine à l'université québécoise de Sherbrooke, s'est associé ses deux fils, âgés de 5 et 7 ans, avec lesquels il a passé en revue 16 des 24 albums de Tintin pour décrire quelque 50 pertes de connaissance. Dans 26 cas, elles font suite à un choc avec un objet contondant ; le temps moyen de réveil est de 7.5 [cases]. Ce sont ces chocs répétés qui expliqueraient pourquoi, en cinquante-cinq ans, Tintin n'a pas grandi, ne s'est jamais rasé, n'a pas eu un seul cheveu blanc, ni de petite amie [je souligne].

Moralité : notre idéal (du moi) éphébophile est à portée de main !

22/02/2005

22/02/05 - 22:12

Devoir de mémoire

J'entends de la cale monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit d'un qu'on jette à la mer... les abois d'une femme en gésine... des râclements d'ongles cherchant des gorges... des ricanements de fouets... des farfoullis de vermines parmi ces lassitudes...
Aimé Césaire

Qui se souvient ? Qui ? Il est plus simple aujourd'hui de ne pas nous coltiner avec notre mauvaise conscience. Car ce sont moins les Français que les Allemands, n'est-ce pas, qui ont déporté, emmagasiné, ensaucissonné, enabat-jouré juifs, tziganes, homosexuels, politiques, droits communs, noirs (oui, aussi !), etc. dans des camps à consonnance plus teutonnes que Drancy - car Drancy, ce n'est pas le fait de Français, c'est le fait de collabos, n'oublions pas. La mémoire, ici, nous est facile, toute confite de mythologie qu'elle est.

Qui se souvient ? Qui ? De onze millions de déportés, qui peut dire la mémoire, lors même que leurs noms furent changés, leurs langages abolis, leur dignité refusée ? Ce n'est qu'en mai 2001 que les traites négrières et l'esclavage furent reconnus par chez nous comme crime contre l'humanité. Et s'il est en France un Mémorial, il est bien caché.

Qui se souvient ? Qui ? De ceux qui ont fait fortune, bien peu. Rien dans nos programmes scolaires - ou si peu : L'esclavage et ses abolitions
dans les manuels scolaires français de 4e (13 ans)-Histoire-Géographie et Education Civique-(nouveau programme 1998-1999 et rééditions de 2002-2003)
- ne vient nous y rappeler avec la force qu'il faudrait. Nous avons là-dessus perdu la mémoire. Nous savons - ou croyons savoir - tirer leçon de l'horreur nazie. Mais que faisons-nous d'avoir un jour traité certains pis que des chiens ? Suffit-il de prononcer l'abolition de la traite, puis de l'esclavage ? Où pouvons-nous nous recueillir ? Où sont les lieux de mémoire ? Et qu'en est-il de notre dette ?

Qui se souveint ? Qui ? Les autres, oui. Ceux qui sont nés là-bas, câpres, mulâtres, chabins, nègres-congos, ... L'identité reste un problème, aux Antilles. Je n'en parlerai pas, je ne saurais pas le faire, trop neuf en cela, et trop indigné pour n'être pas sans mauvaise conscience aveuglante. Les écrivains et les penseurs l'ont su mieux que moi. Césaire, bien sûr, Fanon, Glissant, Chamoiseau, mais aussi Confiant, Simone Schwarz-Bart, qui a si peu mais de si bouleversante façon écrit, Maryse Condé... Toutes et tous disent la difficulté de survivre, comme peuple, doubout (debout, sens moral), au traumatisme que l'histoire a légué à ceux qui, enfants, grandirent hors de la propriété de ces terres qu'avaient valorisées en sueur de sang parents et toute une tralée d'ancêtres, de ces terres peu à peu désertées de toute autre utilité réelle que celle du rêve en conserve d'un Occident en mal d'exotisme ; traumatisme que l'histoire tarde à réparer ; car il n'est pas facile, toujours, de grandir ni de vivre en se disant que sa lignée se perd dans les sanglots de l'esclavage ; non plus que d'assumer le mal de vivre que l'on en hérite, de génération en génération ; non plus que d'accepter que justice, financière, sociale, humaine, jamais ne fut rendue - tout juste quelques mouvements symboliques, du bout des lèvres, vite occultés par de plus concrètes dominations et condescendances. Je comprends que, là-bas, on puisse ne plus supporter d'entendre ces choses toujours ressassées. Glu des anciens temps qui semble vouloir retarder tout advenir.

Devoir de mémoire ? A celui-là aussi, nous nous devons. Dans mon coeur, chacun pour lui-même, le martyr juif inconnu se tient côté à côte avec l'Africain tombé en traite ou en esclavage.

22/02/05 - 20:45

Makoumè

C'est un mot créole, peu facile à traduire. A cheval entre pédé et fiotte et folasse. C'est le mot contre lequel se contruit toute virilité aux Antilles (conformément aux thèse d'E. Badinther dans XY).

Deux articles sur le Net résument assez bien la situation :

D'où il ressort qu'il n'est pas aisé d'être un mâle en terre îlienne - et moins encore un homo. Tout cela étant, pour une part importante, une conséquence de l'esclavage - mais aussi de l'insularité et de la façon dont s'est effectuée la christianisation.


Les lesbiennes semblent laissées hors champs. Deux précisions à ce sujet :
  1. Une considération habituelle : dans un milieu aussi machiste, c'est la pénétration qui définit les rôles. Qu'un acte puisse être sexuel sans pénétration dégie les capacités de représentation et de vécu symbolique des corps. L'imaginiare s'attachant au lesbianisme excluant la pénétration, une lesbienne est inimaginable. Tout au plus ne peut-îl s'agir que d'un acte d'attente de l'acte sexuel authentique.


  2. Dans cet ordre d'idées, il n'y a, à ma connaissance, pas de nom créole pour désigner le lesbianisme, simplement des locutions : kolé zasiète ou fè zanmi qui désignent des actes et pas une nature. La femme lesbienne n'existe tout simplement pas en tant que telle. Cela dit, la femme créole, poteau-mitan du foyer, est avant tout mère et figure de référence. L'homme, c'est l'absent : parti boire avec les copains, coquer avec une de ses fenm-dewo, joli nom pour désigner une maîtresse, ou driver, simplement - errer sans trop de but ici et là (voir Pluie et vent sur Télumée-Miracle de Simone Schwarz-Bart pour une illustration littéraire de cela). La femme, c'est d'abord le centre organisateur de la vie de la maison (cf. Antan d'enfance de Patrick Chamoiseau). Dans cet espace, elle a beaucoup de liberté, y compris d'avoir ses "ma commères", amies (d'où makoumè dérive), avec qui elle fait ce que bon lui semble. Mais l'analyse est sans doute ici simpliste, faute de données.

11/02/2005

11/02/05 - 21:31

blogodo lalin-la !

Là, vautrée au ciel comme un ballon
Ma tête
Pense bête

Le monde s'enchique
danseuse panique
sur boîboît'-zizik,
gling... glang... glong...
plik

Deux cailloux
Mes pieds-boues
Las comme la terre, rêvent marrons.

 

Blogs à ravir

Finis Africae - Disciple foisonnant d'U. E.
Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me