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Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mercredi 17 septembre 2008 à 22:58)

27/02/2005

27/02/05 - 18:01

Tide in - tide out

Coïtus
interruptus.

(back to earth, for a long time
I hope)

- essais de réincorporation, après tant d'(aveuglements).

commentaires

27/02/05 - 21:20

J'ai failli croire à un album de Bowie... ;-)

28/02/05 - 12:18

Bonjour,

Juste pour conclure sur ton avant-dernier commentaire dans mon blog :-P. J'avais délibérément posé la question du commencement de la personnalité en évoquant sa viabilité, mais en se plaçant du point de vue juridique.
Bref tout ça pour dire que je ne te contredis nullement, mais que la limite recherchée pour le début d'une détermination de vie "probable" est sûrement plus biologique que philosophique... Même si l'assentiment de cette dernière est régulièrement exigée pour entériner tout progrès maîtrisé (cf. loi bioéthique) !...

Euh... Pas sûr de mettre fait comprendre là ¤_¤

J*

28/02/05 - 13:01

(pour info : il s'agissait de cet article là : http://...)

Je ne suis pas sûr d'être d'accord avec toi :o)

La notion de "vie" que l'on cherce ici ne concerne pas que le vivant (sans tenir compte ici que cette notion est particulièrement floue),mais bien aussi ce que l'on entend par "vie humaine". Cela n'est pas un concept biologique, mais relève, bel et bien, de la réflexion sur les normes - on ne ferait pas appel à des comités d'éthique, sinon. Ce qui compte, ce n'est pas que l'organisme soit vivant - toute cellule l'est ! - mais qu'il puisse soutenir une vie humaine, au sens où elle puisse se constituer en personne - processus de constitution qui passe nécessairement par une anticipation de la part des srtuctures (famille, société, à titres divers) d'accueil.

La viabilité du foetus ne me semble pas à ce titre totalement discriminante. Ce qui me paraît plus étonannt, dans le cas que tu citais, et au regard du droit actuel, c'est que l'on interdit l'avortement au-delà des 12 semaines de grossesse. Pourquoi alors ne pas reconnaître un homicide, en cas de violence au-delà des 12 semaines ayant entraîné perte du foetus ?

Autrement dit, comment se justifie la conjonction d'une interdiction de l'avortement, et la non-considération du foetus comme possible objet de meurtre ?

(je précise, ça doit se voir, chu pas du tout versé dans les techniques juridique. Lanterne à éclairer).

02/03/05 - 12:48

La Cour d'appel de Metz, si mes sources sont exactes, a refusé de dire le droit. Elle s'est "contentée" d'appliquer la jurisprudence actuelle, puisque la Cour de cassation, par deux fois, avait interprété de la sorte le statut juridique du foetus.

S'il est un domaine qui doit bien relever de la chose législative, ne serait-ce pas clle-ci : le régime juridique de la personne. Et donc de dire si in utero, l'embryon, le foetus, l'enfant, à ses différents stade, possède une personnalité aux yeux de la loi.

Il est à la fois scandaleux je trouve d'espérer voir les magistrats, irresponsables (juridiquement) en la matière, écrire le Droit quand les parlementaires dont c'est le rôle joueraient une nouvelle fois les Ponce Pilate. Il est vrai que l'élection des magistrats n'est pas à l'ordre du jour...

Plus facile de légiférer sur la taille réglementaire des cages pour poules et autres lapins d'élevage que de se saisir, en amont, de l'évolution attendue de certains dosisiers de société.

Où quand le législateur suit davantage le train qu'il n'en conduit l'attelage...

03/03/05 - 09:44

bonjour,
je m'incruste dans la discussion, juste pour demander un renseignement que vous avez peut-être déjà évoqué et qui m'aurait échappé. A quoi correspond biologiquement le nouveau délai pour le droit à l'avortement?
L'ancien si je ne m'abuse correspondait à la constitution du système nerveux et le raisonnement qui le sous-tendait alors était limpide : sensibilité = vie = respectable en soi - ou quelque chose comme ça. le plus marrant dans l'affaire, c'est ce que ce raisonnement est quasiment celui d'Aristote (Politique VII, 16, 1335 b 24 sq): "l'avortement sera pratiqué avant que la vie et la sensibilité [on pourrait dans ce cas presque traduire par : " la vie, c'est-à-dire la sensibilité"] surviennent dans l'embryon: le caractère respectable ou abominable de cette pratique sera déterminé par l'absence ou la présence de la sensibilité et de la vie".
merci d'avance !

03/03/05 - 20:42

J'avoue ne pas savoir. Des idées quelqu'un ? Ca doit pouvoir se trouver sur la Ternette, cela dit.

07/03/05 - 15:47

"Si le délai est de douze semaines, c'est que durant cette période on peut procéder à un avortement par voie basse avec un minimum de risques opératoires. Après, l'opération est sensiblement plus complexe et risquée. En d'autres termes, on décide de l'humanité de l'enfant à naître en fonction de considérations de technique médicale."

Trouvé sur http://... site bien évidemment opposé à cet argument.

Le problème étique que pose l'avortement est de toute façon inextricable, et le restera, puisque l'entité principalement en cause est un individu potentiellement à venir. Je ne vois pas de consensus pouvoir s'exprimer à ce sujet là - on a bien pu exposer les enfants déjà nés, avant qu'un nom leur ait été attribué...

07/03/05 - 19:07

merci m'sieur ! je le note mais je continue mes recherches !

12/03/05 - 12:13

Terre à terre.

17/03/05 - 00:54

"...Cela n'est pas un concept biologique, mais relève, bel et bien, de la réflexion sur les normes ..."

Non, non, non, Monsieur Kliban, avant de renoncer à trouver la réponse, il faut être sûr que la vérité est inaccessible. Et elle ne l'est pas. Mais nous sommes trop souvent ignorants.

La vie de cet amas de cellules en tant qu'individu (in-dividu: entité indivisible, ayant une personnalité propre, au delà des caractéristiques des cellules qui la compose) commence au moment où il reçoit l'impulsion de vie, le souffle de vie comme disaient les anciens. Cette impulsion survient à la 3e semaine du développement, et se traduit physiologiquement par une pulsation rythmique des cellules: le foetus n'a pas encore de coeur constitué, mais connait déjà un battement vital.

Logiquement donc, avorter avant 21 jours, ce n'est tuer que des cellules; après 21 jours, c'est tuer un embryon vivant, un être humain.

Mais il ne faut peut-être pas le dire trop fort. Je ne sais pas. Je ne suis pas pour un recours trop facilité à l'avortement, c'est sûr, mais la possibilité même d'y recourir donne la sensation d'avoir choisi aux femmes qui ont hésité à garder un enfant non désiré. Et ça, ça change vraiment l'accueil réservé à ce petit être, son éducation, et son épanouissement ultérieur.

17/03/05 - 20:56

Mmmh, je vous comprends bien, mais je réitère néanmoins : je ne vois pas en quoi une pulsation, fût-elle synchrone, donne une individualité - je vous rappelle que les étoiles pulsent elles aussi. Argument sophistique sans aucun doute, les étoiles ne se tranformant pas ordinairement en êtres vivants.

Plus sérieusement : ce n'est pas parce que quelque chose "vit" qu'il est humain. Ce dont il est question, c'est de "vie humaine" et non de vie biologique. Sinon, on devrait interdire l'avortement pour malformation létale - l'Eglise est conséquente sur ce point, je crois. Le problème n'est aps de déterminer quand on a un individu, au sens biologique, mais bel et bien un humain. Et c'est cela qui est compliqué !

18/03/05 - 00:47

Monsieur Kliban, vous n'avez peut-être pas pris ma remarque, plus évocatrice qu'explicite, certes, et c'est volontaire de ma part, avec le sérieux qu'elle me semble mériter, et vous n'avez pas non plus été suffisamment précis dans votre lecture, tandis que je m'efforce de l'être dans mon expression.

Je n'ai pas dit que la pulsation électrique "donnait" une individualité. J'ai écrit que l'impulsion de vie (c'est bien plus vaste) "se traduisait" au niveau physiologique par une pulsation des cellules, et que c'était la réception de cette impulsion de vie qui déterminait qu'un amas de cellules est ou non un embryon humain.

Vous auriez donc pu vous interroger sur cette impulsion de vie auquel je fais allusion. Vous auriez pu vous demander comment il se fait qu'elle se puisse manifester à un niveau électro-magnétique dans le corps, vous auriez pu vous interroger par exemple sur l'origine de l'électricité dans le fonctionnement des cellules du coeur, pour vous apercevoir que la science l'ignore. Et pour cause. Son origine est plus subtile que le corps physiologique que dissèque la médecine.

De proche en proche, vous auriez pu entrevoir intuitivement la raison pour laquelle je proposais de considérer la présence de ces niveaux plus subtils à un moment donné comme la preuve qu'il y a là plus qu'un nombre de cellules collées les unes aux autres. Une connexion s'est établie. Je n'utilise pas de mots: vous devinerez sans doute que je désigne quelque chose qui est au fondement de ce qu'est un être humain.

Il est vrai que je n'ai pas défini avec vous ce qu'est l'humain. Je crois que ma définition serait largement plus exigeante que la vôtre, tant il est vrai que l'apparence humaine n'est pour moi pas la marque de l'humanité. Combien d'entre nous n'avons guère qu'une vie animale, et ne développons jamais les facultés propres à l'homme. Mais je crois que c'est une autre question.

Bonne soirée, Monsieur Kliban.

18/03/05 - 00:54

En vous relisant, il me semble que vous êtes passé à côté de ce que je voulais dire du fait même de votre mode de pensée dualiste. Je vous livre donc comme clef que je ne sépare pas physique et métaphysique, et que je me situe à l'endroit même où ils sont un, pour tâcher de comprendre l'être humain.

18/03/05 - 01:01

En me relisant, je comprends qu'on puisse passer à côté de ce que je veux évoquer, et vous prie de bien vouloir m'excuser de ce style agaçant ! ;-)

19/03/05 - 00:26

Monsieur _,

J'ai le plus profond respect pour la thèse moniste que vous annoncez. Je ne puis pourtant y souscrire, étant qui je suis, de la même façon que vous ne pouvez l'abandonner, étant qui vous êtes. Je vous remercie de me l'avoir décrite aussi précisément, et crois comprendre la thèse que vous soutenez. Elle m'est suffisamment étrangère pour que je ne l'ai effectivement pas même détectée, alors qu'elle est bien présente dans votre intervention : j'ai commis la maladresse de prendre les expressions "impulsion de vie" ou "souffle de vie" comme métaphores rapides, alors qu'elles ont manifestement pour vous valeurs de concept.

Quelques points sur ma façon de voir les choses, qui ne valent que pour moi. Je ne suis pas le moins du monde dualiste. Mais je ne suis pas non plus moniste. En ce sens que

1. pour moi, il n'y a pas d'arrière-monde, de souffle spirituel venant informer une matière, une âme, une vie, etc., en plus de l'organisation de la matière ;

2. mais la matière organisée en homme a une façon de se vivre qui lui donne accès à une expérience dont la valeur est celle de Dieu, de l'Absolu, de l'un, etc. (non, ce n'est pas une extase, même si la félicité est sa conséquence). Bien sûr, tout ça, c'est que de la théorie. L'important n'est pas tant d'en parler que de parvenir à y arriver - et là, tous les moyens ou presque sont bons.

En conséquence de quoi, l'expérience spirituelle est redevable de tous les arrière-monde que l'on voudra : moyens utiles, souvent nécessaires, pour y parvenir et s'y installer durablement.

Mais il ne saurait être question de confondre, pour moi, les questions morales avec celles de la quête spirituelle. Je ne m'autorise donc pas à élaborer une théorie du cosmos, de la vie, de la mort, etc. qui fasse usage des arrières-mondes dont je peux reconnaître la totale légitimité en matière spirituelle.

Je sais, c'est un peu compliqué - je ne prétends pas être très simple ;o). Mais je pense qu'il fallait cela pour que vous puissez comprendre d'où je parle. Croyez que je respecte l'opinion que vous avez, je ne me suis exprimé ainsi ni pour vous choquer, ni pour polémiquer (sur la validité de nos positions), mais bien pour que nous soyons conscients des limites de nos éventuels débats.

Je serais par ailleurs fort intéressé par des références sur ce que vous indiquez au sujet des pulsations cardiaques. J'ai toujours cru que c'était un phénomène de dépolarisation des membranes cellulaires, synchronisé par des groupes de cellules et permettant à l'inlux de se propager dans le myocarde en gros de haut en bas - c'est vieux, tout ça ! Mais si vous dîtes que la science bute là-dessus, ça m'intéresse.

19/03/05 - 00:31

(P.-S. : vous êtes peu à excuser, je me crois bien plus amphigourique que vous :o) )

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