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Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mardi 5 août 2008 à 02:50)

23/06/2005

23/06/05 - 22:43

Choses simples

La vie spirituelle, nue, hors les artifices dont nous usons pour en parler, c'est un truc tout simple, si foutrement simple.

Tout le baragouin des discours de libération(transcendance, immanence, conscience, vide, pure expérience, énergie, voie, déité, tout, le Christ en l'âme, l'Un, l'être et sa garde, Satchitananda...) n'est que l'effet d'une rencontre entre la complication qu'induit notre besoin d'assigner des signification et cette "chose", brute, labile, fantasque, hors cadre ; rien de plus : un effet - onde de choc, lumineuse. S'accrocher à cet effet comme à la vérité peut devenir aussi néfaste que de s'accrocher à soi - me, myself and I.

La vie spirituelle est très éloignée de tous nos fantasmes de paradis. L'extase n'en est pas une manifestation privilégiée, c'est juste une autre possibilité offerte au corps. On s'imagine assez l'illumination, le nirvana, la naisance du Christ en soi, ... comme un accomplissement. Mais c'est tout juste le début de quelque chose. La vie matérielle n'en est pas rendue plus facile - ni miracle, ni magie. Simplement, on se déplace de façon plus fluide dans l'existence. On est réellement disponible. C'est tout.

commentaires

24/06/05 - 01:27

Pour le Nirvana, malheureusement, et comme le disait une prof de civilisation indienne, on peut effectivement considérer qu’il y a de quoi être déçus, contrairement à un état mirobolant, que tu suggère, il s’agit plutôt d’un grand Rien, néant ou s’anéantis tout bien et tout mal, désir et passions, haine et amour, soi et tout… Franchir ce pas, c’est quitter définitivement ce monde et les autres qui ne sont qu’illusions ! Et c’est bien là différence d’avec toutes les autres religions/philosophies…
Par rapport à ton propos, pour moi la vie spirituelle devrait être un pas vers la vérité, mais elle ne constitue en rien cette vérité, qui est un ailleurs promis par les religions, les philosophies, et qui effectivement ne nous retirent pas du monde réel, mais devrais nous le faire appréhender tout autrement ! J’utilise le conditionnel pour cette dernière partie parce que pour moi l’illumination reste encore très matériellement rattaché au fait d’allumer simplement la lumière ! ^^

25/06/05 - 23:31

Ben oui c'est un peu ça, je crois : allumer la lumière. Ca ne change pas grand chose aux bataclan du monde, mais ça change "le monde", en tant qu'il se manifeste pour nous. Mais bon, tant qu'on ne le vit pas, c'est trèsthéorique. Mais je crois que c'est une image qui peut guider, peut-être.

Sinon, pour le nirvana, on a beaucoup glosé et fait de métaphysique là-dessus, je crois. Il fallait bien inscrire "l'illumination" dans un cadre culturel où elle puisse faire sens - sinon, il est difficile de progresser spirituellement : faut bien des points d'appui pour travailler. Le problème est qu'à se voir exprimée, elle devient, immédiatement, un objet de culture, et donc mésinterprétée.

Pour ma part, je n'ai pas besoin de beaucoup de croyances en la matière. En fait, que cela soit possible semble me suffire, pour l'instant. Tout le reste m'intéresse, mais me touche peu, au fond. Et l'important, ici, je crois, c'est ce qui en vient à nous toucher.

Faut qu'on recause, 12c4, de ce "pas vers la vérité". Ca m'intéresse.

29/06/05 - 00:12

"La" vérité. Article suprêmement dangeureux. Que de mal n'a-t-on pas commis en son nom.

30/06/05 - 00:00

Certes, Miklos, j'abonde.

Mais il faut voir un truc : je ne permets aucune reprise religieuse sive politique de ce genre de discours. c'est là une erreur de catégorie, et elle est mortelle.

On eut parler de "la" vérité, mais pas dans n'importe quel contexte. Je crois l'article opératoire pour ce qui concerne l'engagement personnel dans une pratqiue de construction de soi. Je le crois à combattre pour tout ce qui est vision normative et sociale de l'humaine. Je le crois important dans la démarche scientifique, pour peu que l'on précise bien ce qu'on entend par lui, à chaque fois qu'on doit y faire appel.

30/06/05 - 00:13

Dans le cadre du commentaire de pmco2, il résonait comme l'affirmation qu'il [n'y] a [qu']une vérité, que l'homme est susceptible de s'en rapprocher et ainsi d'appréhender quelque chose (de réel ou d'imaginaire) mieux ou autrement. Si cela désigne le transcendant (du moins tel que je comprends ce terme - comme dénotant tout ce qu'on ne peut saisir, comprendre, appréhender ou savoir), pourquoi pas. Mais si cela désigne une quelconque réalité ou transformation de celle-ci, je maintiens mon opinion à ce propos.

30/06/05 - 19:21

Au sens où je l'entends, la vérité désigne essentiellement un affect accompagnant (ou non) une représentation - pour cause comme les classiques. Sentiment de vérité - qui n'est sans doute pas éloigné de la certitude, enfin du type de celle qui se manifeste au moment de l'euréka. Cette vérité-là a un effet dans le procès de modification de soi.

Maintenant, la certitude est toujours à propos de quelque chose. Et c'est là que ça se complique. Car on a tôt fait de sortir de ce sentimment pour en tirer une norme de connaissance sensé garantir la réalité de ce "quelque chose" visé par la certitude. C'est ce passage à la référence, dans l'oubli, le plus souvent, de la certitude vive - ou son seul souvenir - qui pose problème. Cela est soutenu, dans le temps de la certitude, par la confusion entre le sentiment et la croyance en la réalité de l'objet support de ce sentiment, criyance sans doute difficilement séparable, c'est un problème, du sentiment de certitude.

J'écris très vite, je sais pas si c'est très clair :o)

02/07/05 - 10:59

Bouddha a dit : "on peut chercher l’éveil tout aussi bien au travers de la méditation, que par le travail aux champs." (de mémoire)
On peut entendre dans les deux exemples, un positionnement de l’esprit en jonction directe avec celui du corps, tous deux en concordance avec les nécessités d’une réalité quotidienne, qui une fois unifiés, pourrait ouvrir la voie à une notion de "spiritualité".

02/07/05 - 12:48

C'est tout à fait ce à quoi je suis parvenu récemment. Le corps est essentiel, dans l'histoire. C'est bien moins une question de croyance - de contenu de la croyance - que de façon de lier corps/fait-de-croire/affects.

16/07/05 - 00:18

quel baratin !!!!!

16/07/05 - 00:38

N'est-ce pas ?

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