03/09/2005Personnages du MahâbhârataPetit lexique des noms dans le Mahâbhârata – très loin d’un Who’s who exhaustif !
- Les ancêtres
- Le Grand-oncle de Pândava et Kaurava, conseiller du royaume, qui a fait vœu de chasteté, tout en refusant de jamais s’asseoir sur le trône : c’est Bhîshma.
Dans l’ascendance de Bhîshma, on connaît les rois Kuru qui donne son nom, par déricvation, au roi règnant (on peut parler ddu Kuru règnant) ; et Bharâta, plus ancien encore, dont le nom est celui de la lignée tout entière.
- Les Kaurava
- Ce sont, au sens strict, les fils du roi régnant. Il sont dominés par leur frère aîné et suivent sa volonté mauvaise. Pour la commodité du lexique, j’y inclus l’ensemble de la famille royale régnante. On y distingue :
- Le roi lui-même, aveugle de naissance, Dhritarâshtra. Il n’aurait jamais dû régner, mais son frère lui remet un pouvoir que ne pouvait prendre Bhîshma, du fait de son vœu. Il est entièrement sous la coupe affective de son fils aîné. ;
- La reine, Gândhârî qui a rejoint son mari dans la cécité en se voilant définitivement les yeux. Elle a obtenu, par bénédiction, d’avoir cent fils.
- Leur fils aîné, Duryodhana, dévoré par l’appétit du pouvoir, manifestation sur terre d’une volonté des asura – les démons.
- Les alliés des Kaurava
- Karna est un allié puisant des Kaurava. Fils de Kuntî et du soleil, il eût été l’aîné des Pândava si sa mère, qui l’a abandonné à sa naissance, avait plus tard pu avouer sa faute. Karna ne sera pas un Pândava, et rejoint le rang des Kaurava.
- Les Pândava
- Ce sont, au sens strict, les fils de Pându. Par commodité, j’y inclus l’ensemble de sa famille.
- Pându, roi légitime, quoique fils cadet du roi précédent. La cécité de son frère aîné, lui a permis d’accéder au trône. Une malédiction l’empêche de pouvoir coucher avec ses femmes sans en mourir : il remet le trône à son frère et s’exile dans les Himâlaya. Il aura tout de même des enfants, grâce au mantra que possède sa première femme.
- Kuntî est la première femme de Pându. Dans sa jeunesse, elle a obtenu un puissant mantra qui lui permet d’invoquer un dieu et d’en obtenir un fils. Trop tôt, ayant invoqué le soleil, Surya, elle en a eu un fils, abandonné dès sa naissance : Karna. Elle fera bénéficier Pându de ce mantra pour qu’en son nom, des dieux choisis par lui lui suscitent des fils. Il y en aura trois : Yudhishthira, Bhîma, Arjuna. Prêtant son mantra à sa co-épouse, Mâdrî, elle permet à Pându d’obtenir cinq fils divin, les cinq Pândava.
- Mâdrî est la seconde épouse de Pându. Par gentillesse de Kuntî à son égard, elle donne à son mari les jumeaux, Nakula et Sahadeva.
Les cinq fils de Pându sont :
- Yudhisthira est fils de Kuntî et de Dharma, dieu du dharma. Il est destiné à être le roi jute par excellence.
- Bhîma est fils de Kuntî et de Vayu, le vent. C’est un guerrier à la force colossale.
- Arjuna est fils de Kuntî et d’Indra, roi des deva. C’est le guerrier parfait, grand ami de Krishna, d’une amitié qui dépasse les réincarnations.
- Nakula et Sahadeva sont les fils de Mâdrî et des jumeaux divins Asvin. Se contentent d’être beau. Il n’en est presque jamais question, et aucun ressort narratif ne leur est associé.
- Les alliés des Pândava
- Krishna, l’un des plus grands avatâr de Vishnu, est lié à Arjuna par une amitié indéfectible.
- Les professeurs
- Le plus grand des professeurs es armes qu’auront les jeunes cousins (Pândava et Kaurava) est sans conteste Drona. Brâhmane poussé dans la voie des armes par désir de vengeance de Drupada, qui l’a humilié, il obtient de Parashurâma le gigantesque – et périlleux – savoir de la guerre. Son fils, Ashvatthâmâ est son disciple préféré, et partage nombre de ses secrets. Mais Arjuna lui ravira très tôt cette place.
- Les non-humains
- Les personnages secondaires
- Parashurâma est un avatar de Vishnu. Il est venu au monde dans le corps d’un brâhmane. Je ne crois pas que Krishna et lui se soient jamais rencontré, et ne suis pas même sûr que Parashurâma était conscient de son statut. Parce qu’un roi (kshatriya), de façon injuste, a mis fin à la vie de son père, il voue son existence à décimer la terre de ses kshatriya, caste ignorante de son dharma, indigne de régner. Vingt-et–une générations passent au fil de sa hache (parashu). Une de trop. Comprenant qu’il doit s’arrêter, il se retire et distribue tous ses biens à des brâhmanes - c’est à cette occasion que Drona le rencontre et obtient de lui ses armes et la science de leur maniement. Il poursuit ensuite son existence en méditation et pénitences.
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| De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)
Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - … Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.
Autumn Me  |
18/09/05 - 14:07
La seule chose vraiment importante dans le mahâbhârata, c'est l'enseignement spirituel donné par Krishna à Arjuna : la Bhagavad Gîtâ !
Troll (visiteur)