eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mercredi 17 septembre 2008 à 22:58)

17/09/2005

17/09/05 - 17:03

Mahâbhârata (IV) - 1. Retour à Hâstinapura

À Hâstinapura, c’était temps de deuil. Les Pândava y étaient revenus, mais sans leur père et accompagnés de sa co-épouse la plus âgée, Kuntî. La malédiction qui poursuivait Pându avait fini par le rattraper un beau jour de printemps où, s’étant éloigné aux bords chantants d’une rivière avec sa seconde épouse, il n’avait pu réfréner la montée de Kâma, le sauvage dieu de l’amour et avait péri au moment même où, pris par l’ivresse du désir, il se rapprochait de son épouse. Mâdrî, en vain, avait tenté de l’en dissuader ; il expira entre ses bras. Les rites avaient été effectués au bord de la rivière, et Mâdrî avait tenu à l’accompagner dans le feu de la crémation – ses deux fils, Nakula et Sahadeva, elle les avait confiés à Kuntî, sachant qu’elle saurait s’en occuper comme s’ils étaient nés de son sein.
Très vite, il était apparu qu’il fallait canaliser l’agressivité des jeunes princes. Les cousins étaient turbulents et ne s’aimaient guère. Duryodhana en particulier haïssait Yudhishthira qu’il savait devoir un jour prendre le trône ; et plus encore Bhîma, son rival à la massue, cette arme dont le propre frère de Krishna, Balarama, leur enseignait le maniement – et Duryodhana y avait acquis un style que Bhîma, à la force brute n’aurait jamais. Il leur fallait un précepteur qui puisse discipliner leur jeune adolescence, voila ce à quoi songeait l’aïeul, le grand-oncle, Bhîshma.
Un jour que Pândava et Kaurava jouent dans un jardin près de la cité, leur balle tombe dans un puit. Les princes, fort ennuyés, sont incapables de l’en récupérer. C’est alors qu’un brâhmane au teint sombre, passant à proximité, leur demande la raison de leur désarroi. La réponse que lui font les jeunes garçons suscite son rire et ses moqueries : quoi, des kshatriya incapables de réaliser ce qu’un modeste brâhmane peut faire à l’aide simples brins d’herbes ! Et, investissant une poignée arrachée à côté du puits du pouvoir d’un mantra murmuré les yeux clos, il entreprend de ficher le premier brin d’herbe dans la balle flottant au loin dans l’eau du puits, puis le second brin dans le premier, le troisième dans le second, ..., jusqu’à ce qu’une chaîne se forme dont l’extrémité soit à portée de main, et qu’il suffise de tirer dessus pour remonter la balle ! Et lorsqu’il parvient, d’une seule flèche, lancée depuis a margelle jusque dans les profondeurs de l’eau à faire remonter, prise dans le pointe et par jeu de ricocher, une bague empruntée pour l’occasion à l’un des princes, les jeunes garçons, médusés et effrayés, demandent qui il est à cet homme à la guise d’un brâhmane mais dont la puissance semble celle d’un dieu, celui-ci se contente de le renvoyer vers Bhîshma, qui, entendant le récit de cet après-midi, devrait pouvoir le reconnaître. Et de fait, Bhîshma comprend dans l’instant que le précepteur qu’il cherchait est arrivé : Drona, héritier d’une science des armes qui a décimé plusieurs générations de kshatriya, est le seul qui puisse convenir à la grandeur des bhâratides, le seul qui aura assez d’autorité pour contenir les cousins sous la férule de son enseignement.

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Blogs à ravir

Finis Africae - Disciple foisonnant d'U. E.
Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog - +++

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me