07/07/2006MiscellanéesJe reviens juste d'une longue soirée "Bollywood" à JoileVille sur BelleRivière. Bizarrement, j'arrive assez bien à me couler dans cette musique - les Indiens font des miracles, empruntant à tous les styles, osant toutes les synthèses, sans jamais se départir de cette virtuosité dans le kitsch sentimental qui fait le génie de leurs comédies musicales.
Bon, là, il s'agissait pas de regarder des films, mais de répéter une chorégraphie de 5 mn sur quelques musiques bien choisies pour le mariage d'une amie, de coeur à moitié indienne, si ce n'est plus. Evidemment, nous sommes passés sous l'averse, puis sous l'orage.Où j'apprends qu'un éclair qui tombe à quelques dizaines de mètres fait un grand '"Clac !" - je me souvenais plutôt de monstrueux "Crac" - et non un "Brrooouum" profond, et que lorsque je je sursaute, j'ai les épaules qui se crispent spasmodiquement et les bras qui font n'importe nawak - c'est assez grotesque, même que, mais bon. Car bien sûr, tout ceci est soigneusement filmé, et le "making of" sera remis à la marié :o) Il y avait aux nuages un vieux gris-rose sale au plus fort des rafales, un fond de ciel destructuré qui touchait l'âme.
Bon, nous étions à l'abris, lorsque le gros des orages est passé. Nous discutions gastronomie autour d'un plat de pâtes sympathiquement assaisonnées d'une sauce tofu-moutarde, ail et champignons - une bonne partie de ce petit monde, en sus d'être rameur, est végétarien - et notamment des vertus culinaires de ce poivre du Sud de l'Inde dont j'ai appris un jour qu'il est l'une des références en la matière - la seconde venant du Sichuan. La côté du Sud-Ouest de l'Inde : la côte des Malabars, est aussi appelée "côte des épices", et il est vrai que celles qu'on y trouve sont succulentes : cardamome, poivre, bien sûr (il est tellement bon que j'en croque des graines, de temps à autre), mais aussi badiane, clous de girofle, cumin, et un paquet d'autres dont je ne connais même pas le nom. Ce qui me rappelle que je dois un curry à mon frère.
Bref, c'était une bonne soirée, avec des gens franchement sympathiques, voire délicieux, dans une atmosphère bon enfant qui me met dans l'air une de ces légèreté , bref, pas à écrire des trucs compliqués. La nuit est d'un calme ! 03/07/2006PatienceLe temps étale de la séparation s'évide, discret, profond ; je ne le connaissais pas, ce manque - et je ne puis dire "absence", mot terrible à l'oreille.
Doudou, là-bas, sur son lit de fièvres, peine à retrouver forme dans la touffeur d'un Rio qu'il eût aimé découvrir vaillant.
- je l'imagine ainsi, aux quelques mots efficaces de son dernier mail : fatigué, dit-il, une fièvre, une turista - une saloperie - et la rareté des médicaments -
Ici, je suis un ventre repus, tendu sur la chaudière des nuits, inutile sauf en cette tendresse au port d'espace comme il est des ports de reines, et qui parle aux couchants.
De lui à moi, les lointains que poursuit le soleil. Cela me fait la terre petite - la terre à taille d'attente.  |
| De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)
Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - … Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.
Autumn Me  |