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eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

28/08/2006

28/08/06 - 11:55

Queyras


La légèreté est dans les lointains où s’enfonce chaque pas
humus chargé d’aiguilles, terre avide d’orage,
la chair et les os des morts –
mes tendons disent la grande connexion
et l’intime

Raclement des monts - fidèles au secret de l’envolée
sans que bronche le ciel

les herbes vagues au vent
de chaque pas, le poids
- questions-réponses -
la vibration disloque le tout du monde

27/08/2006

27/08/06 - 19:48

Fin de monde

Et si toute cette agitation, d’un coup, se voyait engloutie dans l’opalescence triste de la catastrophe – de Sirius, pas même un râle dans le Grand Gospel Cosmique.

Et si, tout-soudain, cela disparaissait, cette furie de voisinages mi-accordés, dans la boue giguentropique du cataclysme, molécules dissociées, conscience ahurie d’exothermie fulgurante, tout cela que qualifie notre regard au carnage : la moue triste de la fille aux jolies lèvres, à la terrasse du café, les garçons revêches concentrés sur leur service, les rires de la table dans mon dos, les propos salaces de celle d’à-côté, mon désir aussi rapidement venu qu’étiqueté comme infantile pour ces promesses d’embrassades portées en débardeurs, ce qui rumine dans le flou des vitres, derrière les façades, là-bas

- je n’envisage pas ici le poids d’horreur et d’hébétude des survivants, juste l’inanité de toute résistance, fût-elle anticipée, à la dislocation des équilibres homéostatiques dont nous est redevable le monde en son assise -

Et si nous réalisions, tout aussi brutalement, que l’instant dissolutoire en vaut bien un autre, que ce tremblement dont nous faisons existence, engoncés chacun-chacune dans les frontières apaisantes de celle-ci ou celui-là, n’a pas plus de sens que sa mise au repos dans la dissociation furieuse de ses composants les plus élémentaires – ce que nous lisons d’une improbable mémoire comme : retour au tohu-bohu, à l’abîme, à l’indéfini… -

Et si, par cela, nous cessions un temps de courir à la mort comme un crabe retourne à la mer – si nous cessions, pauvres Héraclite, d’adorer la fluence emprisonnée dans l’espace des contraires et l’espoir des sagesses – si nous tenions en nos paumes enfin desserrées, épanouie, l’essence de toute question hors la hantise des réponses – si nous nous laissions dissoudre dans l’indifférence aux limites que la survie impose

libres alors de la voix des morts et des anticipations du pire

26/08/2006

26/08/06 - 01:15

Khi - Inde lumière


nulle part le train de mon corps ne m'emmène
à l'instant : ni rempart ni raccord, nul amen

mon corps asu couchette, roue asu rails,
reliefs adan rêves-mouvants, désirs semailles

(Et Lui
     silence et vent, vitesse, muraille

- Lui
     ventre des hommes)

Erehwon, erehwon !
     mon corps rêve accordailles


(Ici et maintenant sont voisinages qu'aucun calcul jamais n’accore à la satiété des asymptotes)

24/08/2006

24/08/06 - 15:08

Morgen


     détrempées
les assises du matin sont instables

Dans l’en-deça du bol
Blème, les façades transpirent d’identités
Blondes
Bondes protégant le pensable
Des paternités sourdes entassés
Derrière les portes
     ci-acortes

Des géraniums,
Deux-trois étamines mortes
Font petit bonhomme
De tourniquet
Jusqu’au sol
Cadenassé
Rubans et câbles
Suscités à la ville poncée
Par les cohortes
Sans étable
     des émotions et pensées

23/08/2006

23/08/06 - 00:34

Alpestres - Hommage


     Du vent
A la réponse de l'arbre
     de l'herbe
     de la graine-
     graminée
Immédiate : la question


(Se perdre à ce babil tout de geste - parfois, aussi, désaccordé sifflement de solitude, un éclat bref comme de tambours de vallée. Glissades, inclinaisons, balancements. Puis, lentement, pour autant que le souffle, un temps, s'accorde au bruit-monde, le coeur du silence.)


L'eau, marteau qu'attire toute terre
     creuse
     Sel, le vent
dit le bougé
     vivant
     des herbes
- vérité mate
Muette, l'eau
     (mais la mer parle)

23/08/06 - 00:15

Silence

Ce doit être une tendance de la spèçoumaine (oumanspecies) dans sa déclination accidentale (ouestrish) que discuter asu forums et autres caphéfilos relève plus du marquage de territoire - çui qu'aura la pu grosse ([dali_mode on] cage conceptuello-thoracophallique [dali_mode off]) - que du désir de dénicher quelque chose de plus cohérent, de plus exaltant, de plus étonnant, de plus juste, de plus vrai peut-être, dans les récits que nous nous contons sur nous-mêmes.

Gorilla vs. Velocipredator - KK vs. TRex - etc. - petites répétitions des insultes ad hominem des ceusses qui gueulent plus fort - où mordent plus profond - que le voisin. Pas à dire : attristant, oui - au point qu'il est vain de vouloir intervenir dans le débat, ce prétexte qui n'a là d'autre légitimité que l'étonnante propension que nous avons à nous épandre dans la noosphère pour y laisser baver cette chose fort étonnemment dérisoire qu'est notre chti moy.


Silence du moine - parole de dieu.

Le papier bleu ciel
Ne retient rien
De ce que dit le vent
Mais délivre
   Tout

 

Blogs à ravir

Finis Africae - Disciple foisonnant d'U. E.
Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me