Déprime dominicale
Fait chier d'avoir un mur de bibliothèques dans la tête. Foutu obstacle. Du genre qu'on peut pas enlever. Faut apprendre à vivre avec. Et pour l'instant, je sais pas encore - ça fait plus de 10 ans que j'essaie, pourtant. Je dois pas avoir la bonne méthode. Qu'est-ce que je peux bien faire de tout ce fatras ? Là, ça me sert à rien d'autre qu'à m'empêcher l'accès au monde. Bordel ! J'ai plus dix ans! j'ai plus huit ans ! Pourquoi j'ai encore peur des gens, alors, hein !? C'est quoi, ce truc qui me vient d'enfance ? C'est quoi, ce moutard affolé que je garde en moi ? J'ai rien à prouver - juste besoin d'être rassuré - mais de quoi ? Alors pourquoi je peux pas faire les choses simplement ? Pourquoi faut que je passe toujours par ces putains de labyrinthes de merde, que j'en rêve même la nuit ! Le repos. Je trouve pas le repos. Sommeil haché, actions dérivées sur d'autres actions elle-même dérivées, la grande drive du désir contrarié. Et jusqu'à la mort remettre à demain ce qui derait être désiré et agi aujourd'hui ? Jusqu'à la mort ? Ca rime à quoi, ce combat avec les pensée - noomachie, on dit quand on est inutilement savant (pédant) ! Ca rime à quoi, cette lutte avec les sentiments ? Je préfèrerais lutter avec un homme, toute la nuit, s'il le faut, quitte à en rester boiteux - mais faudrait pas avoir peur, a priori, de boiter, ma fille ! Lorsque les dieux et les démons baratèrent l'Océan de lait, sortit d'abord le poison, Kalakuta, mortel, seul Shiva sut en absorber l'amertume létale, il s'en fit un nom : Nîlakhanta, gorge bleue, car le poison y resta bloqué, dans sa gorge. Et merde, encore un coup de bibliothèque. N'empêche : où est Shiva ? Qui boira le poison ? J'en ai marre. Ras-le-bol. Je veux un espace vide, pour voir enfin face à face le tumulte intérieur. Et pas de biais. Et pas à travers une série de prismes et de lentilles et d'optiques savantes. Goûter l'autre cohérence des affects - sentiments, émotions, sensations. Marre.
25/06/06 - 14:39
prenez une lame de rasoir, lavez-vous les yeux avec puis regardez-le monde à nouveau...
ricounet (visiteur)