eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mardi 5 août 2008 à 02:50)

10/11/2006

10/11/06 - 20:47

Histoire de Ganesha - 1. La famille

C’était un couple idéal. Leurs amours avaient duré quelques jours – plusieurs milliers en fait, ou dizaines de milliers, ou centaine peut-être… sans doute… il est difficile de le dire, les dieux en avaient perdu le compte et on n’avait pas que ça à faire, de mesurer le temps, alors que de leur étreinte devait naître le sauveur des mondes qu’on attendait depuis quelque temps déjà – pour tout dire, depuis que le démon Tarakasura issu des champs inférieurs avait pris le contrôle des trois mondes, ce qui n’est pas gênant en soit, sinon pour les dieux qui n’aiment guère être mis à la porte de leur paradis privé. De cette union qui eût pu s’inachever dans l’indéfinie renaissance des mondes devait naître, tout de même, un fils, tout-plein-de-noms, comme il est d’usage, le plus célèbre étant sans doute Skanda, mais aussi Karttikeya, Murukan ou encore Shanmukha, dont les prérogatives sur la guerre furent précoces, puisque c’est lui qui rétablit l’ordre des choses à un fort jeune âge en défaisant certain vilain démon de façon pas-du-tout non-violente pour replacer les dieux sur leur trônes.

Ce n’est pas vraiment de cela que je voulais vous parler, mais il faut bien planter le décor, donc la famille : c’est du petit dernier qu’il s’agit, le chouchou à sa maman, la prunelle de ses yeux, et qui n’a pas été très aimé de son papa quand il était petit – mais ce n’était pas son papa, comme on verra. Alors évidemment, ça n’a pas toujours été facile, et du coup, c’est le corps qui trinque. Mais commençons par le commencement.

Le papa n’est pas un garçon très rigolo. Il fut longtemps perdu dans une ascèse en laquelle il consuma l’amour lui-même – puis il fut comme fou et partit errer une calotte crânienne collée dans la paume de la main. Il fut marié, jadis, mais sa première femme, outré du manque de respect que les siens montraient à son époux, préféra s’immoler par le feu pour renaître dans une famille qui le respecterait à sa juste valeur. Longtemps, il est resté dans la détestation de l’amour inutile. Tout couvert des cendres que l’on trouve sur les champs crématoire, son corps émacié est le refuge du serpent. Sur ses hanches, la peau du tigre, en ses nattes s’est perdu un fleuve - l’eau en jaillit en permanence, éperdue de pureté – et dans ses lourdes nattes montées en chignon la lune s’est perdue. Qu’avait-il besoin d’une épouse ?! Semblable à un dieu, dieu lui-même, au-dessus de tous les autres non dans le commandement mais dans le détachement et la puissance, tout du monde excellent dans les transition et les achèvement : Shiva, inégalé.


Et puis : une femme, la seule qui sut gagner son cœur, à force de pénitence aussi sévères que les siennes, plus encore sans doute, une femme dont l’âme d’airain ne dévia pas d’un pouce de son image pendant plusieurs saisons – quelques milliers, peut-être. Fille de roi, Parvatî sut abandonner palais, soieries, serviteurs, confort, richesses pour les pentes arides des forêts himalayennes et le service de Celui à qui elle se dédiait, formes et noms. Mais l’histoire de la séduction de Shiva n’entre qu’incidemment dans cette histoire, et tout commence alors que le petit Kartikkeya a fait ses premières dents sur Tarakasura.

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Blogs à ravir

Finis Africae - Disciple foisonnant d'U. E.
Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog - +++

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me