Lectures
Sortir de certains blogs – kolokani, Orpheus, ... – me mets dans un état où je ne puis plus écrire, tant ce qui me vient d'affect est plein, je ne sais pas, d'eux, peut-être, mais c'est mal dire, de ce que je ressens de présence plutôt, oui, d'attention et, je crois que c'est un point commun qu'ils ont, d'authentique jouissance à sa façon chacun. Et je me retrouve comme démis de mon assurance, dans la pauvre lutte entre mes textes et mon corps à tenter de se lier l'un à l'autre, parce que ce qui me fut donné à sentir outrepasse à ce point ce que je sais produire d'un accord qu'il m'est douloureux presque, oui, d'écrire.
On ne devrait pas comparer, non. Mais faire autrement, est-ce possible – quel lecteur serait-on, alors coupé de soi-même ? Sans doute ne doit-on pas évaluer (bien/mal, jour/nuit, les plaies du philosophe). Mais sentir de tout son corps cet ailleurs d'une simplicité confondante dont certains ont le pouvoir de vous donner, pour vous-même et cependant sans jamais s'adresser à vous, ... pas une image non, plutôt comme... la direction, ... le goût ? Alors, oui, j'ai de quoi être traversé et comme transi de reconnaissance, de me trouver à ce point-là, où confluent, soudainement libres, les lentes marées du coeur dans la conjonction heureuse entre un texte et les vies qu'il relie.
(cette dernière phrase est épouvantable, mais elle, et la présente notule, démontrent ce que je veux dire, je pense, lorsque je parle d'un désaccord entre moi et ce que je produis...)
16/11/06 - 23:10
Ben arrête de me lire immédiatement !
(non sans dec', si ça peut te rassurer, nous sommes nombreux à croire que nous avons un style abominable... J'ai même du mal à parler de style en ce qui me concerne!
Ce qui me touche, c'est l'honnêteté - à l'opposé de la recherche d'audience et du calcul. Là dessus, tu es impeccable. Juste trop rare...)
orpheus (visiteur - site web)