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eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

27/01/2007

27/01/07 - 22:34

ennui...


où je reconnais donc que tout cela ne m'est pas (encore) indifférent...

[

j'avoue,

en lisant le JDI, parfois,

j'aimerais pouvoir

   zapper certains pseudos

ou mieux (toujours des choses intéressantes qui finissent par se dire sur un pseudo)

   m'inventer une écrémeuse à choupinous

   (si j'ose dire)

   ou à toute autre désinvulture dénudée inodore et insipide

j'avoue

]

24/01/2007

24/01/07 - 20:11

"je"

Lorsque se déserre l'étau de ce qui en moi fait je, ça fait un bien fou.

L'étonnant, c'est que je n'existe pas plus, disons, qu'un nuage, ni plus ni moins de consistance. Et là, j'avoue, je voudrais ne désirer que l'azur, et le vent - là où trop souvent je rêve encore de l'ombre des tempêtes.

"je", pour dissiper une équivoque, ce n'est pas l'identité, c'est la croyance que nous nous y réduisons - c'est l'engagement dans l'identité : "je" veux, "je" crois, "je" déteste, etc. Avec tout ce qui va de négation - "je", c'est aussi un grand "non !" adressé aux choses : "je" ne suis pas vous, "je" refuse, "je" récuse. Nuées, nuées, nuées ! Réflexes de survie - pour l'individu, pour l'espèce.

Surtout, ne pas trop penser. Surtout.

17/01/2007

17/01/07 - 11:45

Dialogues - 4

La discussion publique connaît bien d’autres formes de dispositifs que le seul dispositif thétique. Le discours militant, par exemple, plus orienté vers le résultat politique que la révision des croyances ; la pose esthétique, qui peut avoir des effets politiques, moraux, … – dandysme, dada, etc. Et d’autres encore qui restent à inventer.

En tous les cas, qui s’engage dans un dialogue/débat public a tout intérêt à savoir reconnaître le type de dispositif dans lequel il se trouve, ainsi que celui dans lequel ses interlocuteurs voudraient l'emmener. Est maître de la conversation le maître du dispositif. Mais pour acquérir cette maîtrise, j’y reviens, il faut du métier – Athènes en son temps (Vè siècle avant l’Ere Chrétienne) ne s’y était pas trompé, qui entretenait ces maîtres de la parole publique qu’étaient les sophistes.

Je crois qu’il est de la première urgence de (ré)apprendre l’art des paroles publiques. Art de convaincre, certes, mais aussi de trouver et disposer des idées, et art de décrypter les dispositifs de parole. Cette tâche incombe en grande partie à l’Ecole et aux média. Je crains, devant la démission de l’État et la putasserie des groupes de communication, je crains, oui, qu’il ne faille s’appuyer sur le tissu des organisations et la bonne volonté de chacun. C’est plus aléatoire, sans aucun doute.

Si rien de cela n’est fait, on peut redouter la perte d'un des grands héritages de l’Occident : celui d’un espace public de débat protégé par des règles de tolérance et de liberté garanties, tant bien que mal, par le politique. Cela mène : au communautarisme, à la montée en puissance sur la scène politique des sectes religieuses, à la remise en cause des résultats et méthodes des sciences – le débat sur Darwin n’est toujours pas clos, il se rouvre, même, on croit rêver ! –, au renouveau des intolérance et de l’arbitraire de la violence non plus des Princes mais des groupes de pression, à l’acceptation de débats politiques entièrement vides de contenus et d’engagements réels, etc.

Il en va ici comme de l’environnement : ça se dégrade très vite, on oublie comment c'était avant, et si on s’y prend trop tard, on court à la catastrophe. Mais qui s’en soucie vraiment, de cet environnement humain – politique, moral, esthétique – que nous nous apprêtons à léguer aux hommes à venir - nos enfants, ceux des gens que nous aimons, ceux qui soutiendront notre vieillesse, ou la vieillesse de ceux qui sont jeunes aujourd'hui ?

17/01/07 - 11:30

Dialogues - 3

Il n’est pas facile de jongler des mots qu’on adresse à soi-même à ceux qu’on envoie vers autrui – c’est qu’on s’engage toujours dans les thèses que l’on soutient : on y met de soi. Du coup, causant à autrui, on parle encore à soi-même : l’enjeu de la conversation ne consiste pas uniquement dans la clarté du discours, il a encore quelque chose à voir avec l’étayage de sa propre structure mentale, intellectuelle, et affective in fine : d’un bout de soi qui passe dans une conceptuelle commune, d’un bout de soi que l’on voudrait bien donner en charge de soutien à la collectivité qui reçoit ce qu’on a à lui dire, et dont on recherche l’assentiemnt. Il n’est qu’à voir comment Finkielkraut se démène dans sa mauvaise foi de (piètre) philosophe : ce qu’il défend, me semble-t-il souvent, c’est moins un concept de démocratie républicaine, par exemple, que sa propre peau, d’une certaine façon – et son amertume me semble souvent celle de qui l’on vient de refuser un soutien sur lequel il avait placé ses espérances.

Il y a ainsi un art du dialogue public : je devrais dire une éthique. Elle est à mon sens fondée sur deux choses :

  1. une attention extrême à l’ordonnancement intrinsèque des arguments – c’est une opération difficile, souvent de longue haleine, et qui exige un apprentissage ;

  2. une conscience aiguisée des enjeux autres que strictement argumentaires. Cela doit se traduire dans une volonté de clarifier pour soi-même la nature de son propre engagement envers ce qu’on soutient (une forme de connais-toi toi-même, si l’on veut) et un respect des limites que cela impose nécessairement au dialogue, lorsque l’un des protagonistes n’est pas prêt à faire cet effort – il y a alors un danger d’idéologisation ou de blocage de la discussion. C’est en ce sens qu’il est parfois important de faire des détours, pour « calmer le jeu » ou, plus profondément, amener les interlocuteurs à prendre conscience du lieu affectif d’où ils parlent.
Dès lors, contrairement à ce que je laissais peut-être entendre dans Dialogues - 2, tout dialogue public relève d’un dispositif. Celui dont je viens d’esquisser les règles éthiques (compréhension des positions d’où l’on parle en plus du déroulement des arguments que l’on invoque pour soutenir ces positions), je l’appellerais volontiers du nom (barbare) de dispositif thétique, au sens ici restreint où une thèse serait un ensemble de propositions vis-à-vis desquelles on s’engage, que l’on est prêt à défendre dans un échange rationnel d’arguments. C’est celui de la philosophie, essentiellement, et peut-être donne-t-il encore une de leurs bases aux sciences humaines. Je souhaiterais pour ma part qu’il puisse régir le débat politique, mais bon…

17/01/07 - 11:27

Dialogues - 2

Les mots qu'on adresse à autrui dans l'espace public, plus que dans le poème, doivent s’insérer dans un langage commun, afin que, par exemple, un ensemble de concepts souvent peu communs soit plus facile à saisir.

C'est un exercice difficile, où je n'ai de talent qu'à correctement maîtriser mon sujet - sans quoi je suis rapidement confronté aux bifurcations sans fins des contre-argumentations et n'ai alors pas assez de métier pour en contenir la force dispersive. Le métier en question est celui du rhéteur, voire du sophiste, métier fort utile et des plus périlleux, où l’on a vite fait, à savoir démontrer tout et son contraire, de n’avoir plus rien à défendre, soit encore plus rien envers quoi authentiquement s’engager.

Ici, oui, l'obscurité peut être un handicap - sauf à être assumée dans, par exemple un dispositif : une certaine utilisation des forces du langage dont l'objectif est d'amener ceux à qui l'on s'adresse en un lieu de la pensée qui, pour des raisons diverses, ne peut pas être facilement décrit au vu de l’état du langage, où, s'il l'est, ne peut pas être atteint par le langage.

15/01/2007

15/01/07 - 15:57

Du temps qui nous est donné


Un mec normal, y disait, c'est un type comme toi et moi. Enfin pas t'ta fait complèt'ment "comme" hein ! On est tous différent, on a tous une personnalité, quoi ! Mais bon, un mec normal, t'wa, il a des désirs comm'tout'l'monde, ya des trucs qu'il aime, des trucs qu'il aime pas, avoir un mec, un chouette apparte, un bon djobe qui lui plait où y s'fait un peu d'thunes, des chouettes potes, pi qu'on l'emmerde pas, que les dictateurs restent là où y sont ou qu'on les dégomme ces salopards, bien bouffer, aussi, j'oubliais, tout ça...

L'on aura bien vécu ; resteront de jolis souvenirs, baume contre l'arthrite, et le rien qui s'en vient.

[

Carpe Diem
Ca ne veut pas dire
   jouissez par tous les trous
mais
   faites éternité de l'instant
   inventez-vous, à chaque milliseconde
   toute saveur vous soit neuve
   nul théorème jamais ne vous arrête
   que vous n'en ayez savouré l'exception.

]

15/01/07 - 13:16

Noblesse

Il y aurait des tonnes à écrire sur la noblesse. Catégorie politique, bien sûr, confondue qu'elle est avec l'aristocratie, mais aussi éthique, esthétique et mystique - l'homme noble d'Eckhart, l'arya bouddhiste.

En se débarrassant de la noblesse, l'Occident politique n'a eu de cesse de la reconstituer, en se gardant bien cependant d'en faire porter l'ensemble des dimensions à la même classe sociale, voire aux mêmes individus.

Noblesse politique - elle existe, cette "noblesse qui n'ose dire son nom" : classe d'énarques et de diplômés de grandes écoles, élite se jugeant mieux à même de dirger les affaires du pays qu'un peuple moins éduqué (vieux relent platonicien), souvent doublée d'une noblesse d'affaire, qui lorgne sur le pouvoir, après avoir combattu pour le prestige social que donne la proximité davec le pouvoir, depuis que les riches sont riches.

Noblesse éthique - les intellectuels de la démocratie, de droite comme de gauche. Fournisseurs d'idées que plus personne ne reprend, sinon dénaturées, quand ils ne les fournissent pas déjà au rabais - clique allant sur l'oubli d'anciens nouveaux philosophes, par exemple, grands essayistes ayant Voltaire et Diderot en référent, mais n'ayant pas su recréer à eux seul le climat des Lumières françaises.

Noblesse esthétique - le monde de l'art et de l'expérience artistique, aujourd'hui fortement structuré pour ce que j'en sais par le marché de l'art et du divertissement - deux mondes parallèles qui souvent n'ont en commun que le trafic de gros sous et la pauvreté du geste artistique per se.

Ce sont là des noblesses visibles et promues. Toutes sont doublées de l'aristocratie brumeuse de ceux qui, n'en participant pas, recréent à leur profit un petit univers d'exclusion hautaine qui n'a pour effet que la reconduction des clivages critiqués : militants du non-dialogue, petits penseurs marginaux et râleurs, avant-garde (?) réactionnaire.

Et il y a ceux qui tentent les synthèses, courtisans d'une exception à l'uniformité démocratique sans pour autant avoir les couilles ou le capital pour s'engager : bobo, mécènes, blogueurs sont des rôles qui leur permet de faire savoir qu'eux aussi en sont.

Il y a aussi ceux qui s'en foutent. Mais je doute qu'il y en ait tant que cela - surtout sur GA :o)) - tant sont disponibles les mensonges propres à faire croire qu'il est devenu facile d'en être ou de s'y opposer - société Star Ac et noblesse de pose : au rabais.

On ne s'est pas débarrasé de la noblesse en éradiquant une classe socio-politique. On l'a morcelée, redistribuée, et on a cessé de la penser comme telle. Mais les sentiments d'exclusion, de difficulté d'accès (qui en rend la fréquentation désirable), la joie des adoubements, etc., qui font le pouvoir réel de toute noblesse dans un champ culturel donné, ceux-là sont toujours vivaces, et sans doute indéracinables de nos sociétés, qui se sont construites sur eux depuis au moins la Grèce et Rome - sans parler des Empires chrétiens.


Mais bien sûr, outre que je pense qu'une noblesse démocratique est inévitable et reste à construire - noblesse qui ne serait pas de droit mais de fait, dont la transmission ne se ferait pas par le sang mais par le caractère, dont les signes ne seraient pas garantis par l'Etat mais par le comportement, etc. -, à mon sens, la seule noblesse véritable est celle du so-called mystique (chercheur de vérité) : toute faite d'humilité et d'abandon de soi, elle ne s'impose qu'à l'Absolu non-conceptuel de Dieu et non aux autres hommes, sinon par un exemple, que chacun est libre, autant qu'on peut l'être en étant homme, de suivre ou non. Utile à l'exhortation pour qui cherche aide à faire quelque chose de sa vie, qui ne soit pas dépendant d'un tribut à reverser aux hommes ou aux dieux.

14/01/2007

14/01/07 - 20:52

Quelque certitude

Nous connaissons tous des gens si sûrs d'eux-mêmes, que parler avec eux est difficile ; ils savent, que ceci, et que cela. Ils savent parfois sur vous-même plus et mieux que vous-mêmes. Et ils vous le font savoir. J'ai dû quitter un "ami" pour cela, jadis. Peut-être même suis-je ainsi, pour certains d'entre vous...

Le discours de ceux qui savent possède une affinité avec la voix des morts. Sacs d'os pour qui le doute ne mène jamais ailleurs qu'à la réitération du seul sentiment de certitude qu'ils connaissent déjà si bien.



Mais il en va de la certitude comme de l'amour : la saveur en est multiple. Certitude de tête, que le raisonnement ancre dans l'affect... Certitude de coeur, qui se motive du mouvement des émotions et des sentiments... Certitude des muscles et des viscères, oracles de toute fatigue, et de l'allant... Certitude de l'âme, qui passe tout récit.

Il serait vain de les vouloir réunir sous une seule bannière et croire ainsi se protéger de la labilité du monde derrière l'écran d'une vérité portée par les mots. Dès que les mots sont en jeu, on n'a jamais de certitude que jusqu'aux limites de ce qu'ils sont à même de désigner. Et ils ne désignent facilement que ce que l'expérience commune a bien voulu engrammer dans la trame du langage - vocabulaire, grammaire, usage.

Il est au monde d'autres choses que l'expérience commune. Ces choses sont difficiles à dire. Les bien vivre.

12/01/2007

12/01/07 - 18:55

India

Se soucier de la pensée pour le monde
   et ne s’en soucier pas
Mais que feront les doigts sous la pesée du cœur ?
Penser – c’est pression du futur ; où vivent les morts –
   agir ?
Nuit ! Nuit ! Nuit ! Obéir au vertige, passer, dans le renouvellement de
   l’accéléré
écrire poème-monde
écrire couleur et pain sucré, païsam brune et la manne que l’on doit à ce qui vit
hachette contre bananier ou coco, vociférations des temples aux lointains, flûte d’oiseau, craquelle d’insectes, harangue hargneuse : un lécureuil
odeurs et bruits prières et oblations l’Inde ruisselle
   des lumières de l’accompli

03/01/2007

03/01/07 - 23:54

Puisque même WS y est passé...

Hop test, rempli à la va-vite sans (trop) réfléchir. Même pas de brouillon.

I. Vous pensez à quoi en ce moment ?
A mon aparte qu'est en chantier et à un grand "Oui" qui luit au dedans et au sale boulot qui recommence demain (en contradiction avec l'grand "Oui", je sais).

II. Quand vous vous regardez dans la glace le matin, vous vous dites quoi ?
'Tain, c'est moi, ça ?

III. Vous auriez aimé ressembler à qui quand vous étiez petit ?
Certain héros de la bibliothèque verte - j'sais même pu le nom.

IV. Quand avez vous pleuré pour la dernière fois ?
Avant-hier, de joie.

V. Vous vous changeriez quoi en vous si vous aviez une baguette magique ?
En boddhisattva - pour faire simple et rapide.

VI. Quel est le péché qui vous tente le plus ?
La luxure, incontestablement - couché, sale bête !

VII. Que pourriez vous dire de plus négatif sur vous ?
J'suis mal programmé.

VIII. Si votre vie était à refaire, qu’est ce que vous changeriez ?
Mpon éducation - de fort bonne tenue au demeurant, mais néanmoins largement améliorable.

IX. Quelle est l’insulte qui vous a fait le plus mal ?
C'est pas une insulte. C'est tout ce qui me donne l'impression de n'être d'aucune valeur pour personne, pas même ceux que j'aime - ça arrive de plus en plus rarement.

X. Qui avez vous le plus envie d’épater ?
Personne. Tout le monde. Personne.

XI. Quand le téléphone sonne, vous êtes heureux ou agacé ?
Ca dépend de l'interlocuteur.

XII. Quelle est la dernière chose que vous faites avant de vous coucher ?
Je lis.

XIII. Que feriez vous s’il ne vous restait que 24h à vivre ?
Vous regarde pas.

XIV. Quel est le surnom qu’on vous donne que vous haïssez ?
Euh... No idea.

XV. Quelle est la dernière personne que vous ayez eu envie de tuer ?
Jamais eu envie de tuer quiconque - si pardon, quelques hommes politiques.

XVI. Avez vous déjà pensé au suicide ?
Oui, à celui des autres.

XVII. Et Dieu dans tout ça ?
Un truc qui peut être pratique pour parler de choses que l'on a oublié peu ou prou en Occident. Mais juste un truc. Qui insiste.

XVIII. Qu’est ce qui vous énerve le plus chez vous ?
La confusion que je réitère un peu trop sovent entre bonheur et plaisir (voir VI).

XIX. Qu’est ce que vous avez dans vos poches ?
Clefs, sous, kleenex, cartes diverse.

XX. De quelle question aimeriez-vous avoir la réponse ?
Les réponses aux questions que l'on peut poser à l'oral n'ont en fait aucun intérêt - une question, c'est un état qui ne nous satisfait pas, une réponse à cete question, c'est la possibilité de changer d'état.

XXI. Quelle est la plus grosse connerie que vous ayez faite étant jeune ?
Rincer la lune au white spirit - elle est toute blanche, maintenant.

XXII. Qu’est ce que la vie vous a appris ?
Son (non-)sens - comprenne qui pourra, pas le temps de développer.

XXIII. Avez vous une meilleure opinion de vous qu’il y a quelques années ?
Largement

XXIV. Qu’est ce que vous auriez aimé qu’on vous enseigne à l’école et que vous aurait été vraiment utile ?
La confiance en soi - si, ça s'enseigne.

XXV. Vous êtes vous déjà senti le maître du monde ? Une sous merde ?
Simple merde, oui

XXVI. Comment aimeriez vous mourir ?
Dans l'éternité - en vérité, ce "je" peut mourir, mais bon, ce n'est pas moi, alors... Lol

XXVII. La phrase que vous ne supportez pas d’entendre ?
Chais pas vraiment - mais il y en a. C'est la vie, par exemple - mais ça m'irrite, plus qu'autre chose.

XXVIII. Quel est le mot que vous ne supportez pas d’entendre ?
Chais as non plus.

XXIX. Avez vous menti durant cette interview ?
Uniquement à cette question.

XXX. Votre plus grosse erreur ?
Ne pas avoir su faire de sport. Ne pas avoir même envisagé de demander à mes parents de voir un psychothérapeute vers l'âge de 6 ans. Ne pas avoir atteint le nirvana dans l'une de mes vies précédentes.

XXXI. A quel signe reconnaissez vous infailliblement la bêtise ?
Une tendance crasse à ne jamais se remettre en question.

XXXII. Le prénom qui vous fait rêver ?
Chais pas. Je rêve pas sur des prénoms. Adelme, c'est pas mal, cela dit.

XXXIII. Votre image des vacances ?
En Inde à la recherche de soi.

XXXIV. Les doctrines et idéologies que vous aimez ?
Pas que j'aime, que je respecte : bouddhismes, advaïta vedanta (et non Avada Kedavra, siouplait), mysticisme rhénan d'Eckhart; monachisme orthodoxe athonite, etc.

03/01/07 - 23:00

Le grand silence - Die grosse Stille



Une année du monastère de la Grande-Chartreuse.

Égrené de quelques versets bibliques somptueusement choisis – quoique ressassés de façon parfois un peu lassante –, le film est monté comme un vaste et silencieux commentaire de la vie retirée. Du coup, à vouloir montrer l’intime, il fallait faire style d’un rythme lent et de la longue durée (plus de deux heures et demi). Au spectateur de développer une patience et, à cette occasion, de moins en moins fréquente, de laisser s’installer un autre type de sensibilité.

Certes, on pourrait critiquer certains parti pris esthétisants, quelques lourdeurs de style, parfois, ou reprocher au cinéaste de ne pas faciliter l’accès à son sujet – mais je ne pense pas que, sauf à mentir, cet accès puisse être facile – ; on serait tenté de demander, encore, un peu plus de détail sur la vie économique du monastère et ses rapports au monde – mais je gage qu’il existe déjà toute une documentation sur ce sujet ; ou un plus vif éclairage sur la vie intérieure, les motivations, les résistances et les joies de chacun de ces moines – mais il aurait fallu briser la compacité du fond sonore (bruits naturels et artificiels, rares conversations, rires…) et rompre la continuité de l’expérience du spectateur pour y réintroduire une position d’extériorité, celle du juge ou du polémiqueur, d’accord-pas d’accord : là n’était pas l’enjeu.

Lent déroulé des images, jeu des textures, irritant pour plus d’un, mais à mon sens marque du décalage entre le silence de la vie monacale et le bavardage du monde, densité de la présence de ceux-là qui sont parmi les derniers dépositaires d’une spiritualité occidentale, et l’impérieuse insistance des paysages de Chartreuse… J’ai été touché, profondément. Il n’y a guère plus que je puisse en dire.

Le Grand Silence
Réalisé par Philip Gröning
Documentaire allemand.
Sortie : 20 décembre 2006
Durée : 2h 42’


 

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