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eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

31/03/2007

31/03/07 - 18:28

Dans le silence

Homme : rien, ren, rien, sous le soleil pétrifié d'orgueil.

Le croirez-vous ? Ce monde, ce monde, là, déhanché et lascif, ce monde de cendre et de politique, ce monde à goût de sexe et d'identités rances, ce monde à perte de savoirs, corruscant d'insolente absurdité, ce monde si plein de joyeuse suffisance, ce monde-là, par nous volé au partage que nous croyons en faire, ce petit, tout petit, blème et gentiment frisquet monde-là : rien, ren, rien, sous le soleil d'orgueil.

Le voudrez-vous entendre ? L'immensité pleine de la vibration qui nous est dérobée dès l'enfance dans la lave des on-dits, oh ! la perte de ce qui fit de nous des dieux dans l'impuissance sainte, oh blessure, oh cicatrice, que nous portons en sourires convenus sur visages convenus, oh la peine, la peine remisée chaque jour, et la sanie que nul pansement n'absorbe sur ce qui reste de coeur ! nos amours, nos idéaux, nos implorations vers ce que nous croyons du bonheur, nos rages haineuses et froides et la horde de nos velléités, la geste pagailleuse de nos projets - et toujours le hochet froid du savoir - : rien, ren, rien solaire sous l'orgueil.

Et moi, qui m'évertue, qui m'étrenne chaque jour un sentiment nouveau où s'emmèle mon, oui, mon âme, moi qui croise en bord de chenal dans l'appel et la hantise de l'échouage, moi qui ne sait, ou moins, ou presque plus, et qui sent, toujours plus vive, la plaie, le tartre vivant dans la plaie, et les vers en semis, les vers qui ont donné fruits déjà, arbres à vers dans la plaie, ouverts au médian du coeur, et moi, oh ! les larmes toujours et de joie, et de rire, d'immémoriale et lente tristesse accumulée au-dessus des anciennes cathédrales de douleurs, et moi : rien ren rien dans l'orgueil.

Oh ! pénitent ! Le soleil !

26/03/2007

26/03/07 - 12:51

Trouilloteuse

Trouer un sens à la vie.
Trouer ses pulls, avec la persévérance quotidienne de deux coudes appuyés sur la table.
Trouer l'éther, aller voir ailleurs si j'y suis.
Trouer l'estomac d'un ulcère.
Trouer l'cul, par hasard, à quelques uns qu'on aime, ou pas.
Trouer l'écran, pour avoir couru trop vite, ou trébuché.
Trouer sa porte d'un glory hole et faire comme si.
Trouer tel ou tel anévrisme, patiemment construit en prévision d'un rêve hors soi.
Trouer jusqu'au cardia l'oesophage au Destop pour avoir voulu déboucher la vie.
Trouer, d'un coup de barre à mine, cette addiction au dépassé que l'on dit "futur".
Trouer tous ses livres.
Trouer l'espoir, trouer l'envie, trouer le désir, trouer le doute et la croyance, trouer l'orgueil et l'effort roué des philosophes à conjurer les morts, le tissus spongieux des cogito.

Trouer l'étoffe dont sont faits les songes - et que l'on me sèvre de ce trop de syntaxe (mots, sexes, identités) et d'inattention !

25/03/2007

25/03/07 - 01:23

Cela

La connaissance est un feu - cherché, redouté. On ne saurait s'en approcher sans le soutien d'un appel ou d'une urgence. Sans non plus une détermination sans-faille.

Oeuvrer à se défaire de tout ce qui recouvre le silence au fond de soi... dans l'espoir d'être enfin saisi - ce ne sont pas de mots qu'il s'agit - du poème, de la philosophie, de la vérité ?

En comparaison, tresser les fils du savoir est chose triviale, triviale. Amusement - divertissement - bavardage - aussi brillant, captivant, urgent cela semble-t-il.

Mais je ne parle ici encore que dans le sillon des on-dit, par intuition aussi, et comme pour me donner courage. En vérité, je sais bien trop de chose, pour cela qui est à connaître.

22/03/2007

22/03/07 - 23:08

Tu se' omai al purgatorio giunto


Ô pénitent sans sommeil

Ô ce corps de bois brisé

Ô tristes émois, musées

Ô de chaque chose
    le trop-lointain

Ô vide où reposent
    nuits et matins

Ô heures forcées sans sève

Ô ma vie rincée en grève

- Ô pénitent - le soleil !

 

Blogs à ravir

Finis Africae - Disciple foisonnant d'U. E.
Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me