28/07/2007Narcisse marin Il n'est pas bon que l'homme soit seul – on en devient fou, je crois, sauf à s'acquitter d'une livre de chair et d'âme envers les démons de la nécessité.
« Dans le galbe d'un cul, je rêve liberté, puissance et complétude. Mais, pas plus que la moiteur des orgasmes, l'esquisse d'un membre, d’une couille ou d’un regard ne me rapproche des paradis d'enfance.
Je roule autour de mon corps dérobé – limon à la terre arraché – dos aux atolls et à l'insistance du large – gorge noyée de la séparation d’avec moi-même – éparpillé sur les silhouettes de tous ceux croisés souverainement libres, détenteurs chacun d’un peu de ma vérité.
Et je projette le rêve d'un ange sur la jeunesse qui s'offre à la mer instantanée – l'ange qui annonce et sépare, protége, interdit, évide l'espace vers mon corps en abîme jeté là-bas, dans les vagues et toute liberté – l’ange océanique d'où s'ordonnent sainteté-pureté-unité, dont mon enfance se fit un idéal – l’ange que je laissais retrancher toute perfection du monde. »
Dans l’espace que la lame tranche et engloutit, on rêve d’autres terres. Mais les eaux seules répondent à ce désir d’ailleurs, et l’autre s’alourdit d’un poids de déjà-vu, dans la sueur saumâtre des houles et le poing refermé des déferlantes.
Le paradis est sans ailleurs.
26/07/2007Vagues idées...Note à moi-même, temporaire, probablement, le temps que je revienne à Paris et redispose de mon nordinateur. - Continuer le récit du Mahabharata
- Raconter le Kalevala
- Convergences entre le cycle de Kullervo et le Narn i Chîn Hurin
- Causer de mon nihilisme rationnaliste
- Résumer le bouquin de Dessalles sur l'origine du langage
- Résumer le bouquin de J. Proust sur la nature de la volonté
- Les techniques du corps (thérapies, sexe, sport)
23/07/2007Draco dormiens nunquam titillandus - 7th and last
Tome 7, HP and the Deathly Hallows, fini. Environ 10-11 heures de lecture, mon dimanche et mon lundi y sont passés.
Palpitant dans son genre, un peu moins rhapsodique que les précédents - mais tout autant plein de grosses bonnes ficelles bien efficaces. Les transpositions simples to the wizarding world de sitations relevant à gros traits de notre histoire muggle (moldu, non magicien) sont assez plaisantes, pour schématiques qu'elles restent. Je n'ai cependant jamais réellement frissonné - contrairement à ce que m'a fait éprouver la lecture de la trilogie de Pullmann, A la croisée des mondes, dont l'adaptation du premier opus sort au cinéma à la fin de l'année, soit dit en passant. Quelques très beaux moments, une intrigue rondement menée, mais rien de véritablement exaltant, à mon goût - but maybe for the King's Cross chapter. Si le souffle épique est largement plus développé dans ce volume, la mythologie gentiment familialiste et la dichotomie pouvoir/sentiment, toutes attachantes qu'elles soient, font tout de même un peu retomber la sauce, les sorciers se montrant après tout dans leurs aspirations, aussi banals que vous et moi - mais c'est aussi ce que l'on demande aux Harry Potter et je reconnais bien volontiers que JK Rowlings se tire fort bien de la résolution de l'équation ardue qui fait le succès de la série, entre action, mystère, (gentille) terreur, maturation des personnage, vie de famille et péripéties scolaires.
Mais l'ensemble reste prenant, definitely, et si le monde est petit (tout tourne autour des mêmes noms, des même lieux), le rythme est haletant et les personnages plus complexes que dans les tomes précédents, à la mesure sans doute de ce que peuvent désormais appréhender du monde les trois héros, tous agés de 17 ans et en prise directe et souvent violente, avec les événements. Et, sans contredit, j'y ai passé un très bon moment.
P.-S. : Un truc que je ne comprends pas du tout à la fin, 'bout the Elder Wand powers. Si quelqu'un veut en discuter, feel free. Pas de spoil dans ce message, je ne dis pas que je resterai aussi réservé dans les éventuels commentaires.
20/07/2007 Lust? Pas tant que j'aie envie de baiser - les trucs mécaniques, c'est sympa, mais bon, hygiénique surtout
tout bouge vite en ce moment - mes rapports aux hommes, au sexe, au savoir, explosantes folles
envie de voir ce que ça fait, de nouveau, la grande pénétrante d'un homme - en aurai-je moins d'affolement ?
ce sera moins envahissant, c'est sûr - mais jusqu'à quel point ?
01/07/2007Chu un hérisson parfoisC'est que je n'ai pas appris à bien communiquer.
Il a fallu compenser d'un trop de raideur (cette chose intellectuelle qu'on dit rigueur) une réelle difficulté à me tenir en face des autres - c'est comme si je fondais, souvent, ou me délitais, c'est très désagréable.
En fait, plutôt que de dire "voila, je suis comme ça, c'est à prendre ou à laisser - mais on peut parler", c'est comme si j'avais toujours commencé par parler, pour savoir comment être : attente que l'autre me dise son désir, pour que je puisse trouver les moyens de m'y adapter - alors que bien sûr, le grand jeu c'est de s'appuyer ce que l'autre offre de résistance pour éprouver son propre désir à soi.
C'est en train de passer, tout ça, j'ai un très bon psy, mais faut pas s'étonner si je sors les piquants, ici et là. Protection contre la dissolution.  |
| De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)
Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - … Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.
Autumn Me  |