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Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

30/11/2007

30/11/07 - 22:58

sur le non-chemin


Les histoires qu'on se fait sur soi - tout ces récits dont on s'habille à mesure du temps qui passe -, c'est comme tout le reste à quoi l'on s'attache : ça n'a pas de réelle consistance - pas la consistance du réel - juste du comme-si - comme-si l'on était quelqu'un, comme si l'on se possédait soi-même, et son corps, et sa tête, et ses amis, et ses casseroles - comme si les limites de soi définissaient quelque chose de tangible, une forteresse vive cernée par la mort. En vérité, il n'y a qu'un nom, et quelques histoires dont il fabrique ses engagements, quelques histoires et beaucoup de confusion quand à leur sujet réel : ce qui arrive n'arrive réellement à personne - et toute identité se construit sur du vide - ou du plein - de l'infiniment multiple - ou de l'Un - comme on voudra. Réaliser cela est source de la seule joie qui vaille. C'est assez mystérieux, comme ça - mais aussi : le réaliser, c'est perdre ses limites - s'indéfinir - devenir tout-amour, plus accueillant que l'espace, et plus coupant que le vide.


Tout ça est au fond très simple. C'est juste assez peu immédiat, pour nous, que notre nature (de primates causants) et nos civilisations encombrent. Les mots le rendent mal. Et l'important n'est pas d'en parler.

17/11/2007

17/11/07 - 18:45

Adolescence...

envie d'gueuler tout c'qui m'passe par la tête
envie de m'foutre des conséquences
envie d'l'extase neutre des machines
envie d'tout-nu du vent des Alpes
envie d'la cime des mélèzes et d'la terre et d'la roche grillée-soleil
envie qu'tu m'dises oui ton corps. Et pis toi. Et toi aussi
envie d'ta langue et d'tes mains et d'ton cou et d'ton droit-sexe et d'tes sens qu'acceptent enfin
envie d'sniffer du nuage envie d'bouffer l'gâteau d'nuit
envie d'prière d'parfums d'spasmes effarés du Grand Portnawak
envie d'jouir d'tous les bords et toutes les surfaces
envie d'marches et d'sourires et des feux et des veillées, loin
envie d'Orients, tous, un
envie d'apprendre et d'désapprendre et d'réapprendre et d'oubli
envie d'pousser mon corps contre l'tien-résistance
envie d'Dieu et d'hasard et d'liberté
envie d'tous les hommages et d'toutes les langues et d'tous les pays
envie d'toutes les esquisses surl'parchemin ivre
envie d'infini d'infini d'infini d'infini

12/11/2007

12/11/07 - 01:32

Cette pointe d'enfance-là

On peut plonger au fond de la pensée comme on se perd dans le tumulte de ses sentiments - toute la rapacité viscérale des impressions. Et réciproquement, réciproquement.

La tête et le coeur ordonnent tous deux les ordres d'un ailleurs possible, poix d'un futur ordonné à l'insistance des si seulement : pas d'autres ferments aux labyrinthes - les miens sont simplement bien évidents à détecter, sinon à résoudre.

On peut se noyer en soi-même, s'abîmer, dans l'ivresse partagée, partagée des liens perdus, des fils de souffrance renoués à deux ou plus.

Notre enfance, notre enfance, cela nous hante comme une cruauté dont on ne se défait qu'à coups de métamorphoses jusqu'à rencontrer la bête faussement domptée - et je ne dis pas qu'il faille la relâcher : l'aimer serait pas mal déjà, l'aimer, oh, mon corps ! la détestation est d'usage si facile, et si conforme à l'ordinaire de nos soifs.

Et te donner juste ce que j'ai - ce rien.

D'enfance ou presque


12/11/07 - 00:12

Every once in a while


Des éclats
Des éclats
Nous dévivons aux bords hâtifs de vos plaies

Gueules gueules gueules glissantes gueules éhontées et hâves

Oh si froid ! Donne ! Donne ! Il y aura un ongle peut-être à déronger.

Miels – cercles – prisons
Nous les bords b bords les bords ors de vos vos de vos os
Tranquilles

Mon nez coule la mort
Vraie ! Coule l’âme – orvet
Dérivé vers la plèvre
Ou s’attardera lèvre ; Eve
r more, remord au b bord aux b b bords torve
de vos côtes corps qu’on
ôte

Oh si froid ! Des éclats ! on râclera
La couenne jusqu’au dernier miel denier mèl der
nier rêve
Si froid ! Oh !

Et nous gréerons le bord de vos foies aveugles et gras
vos démences sans feu ni loi
léché la bile, garce !
m’en fendit mâchoire
pendeloque noire
toc

si froid ! tes doigts mes tes tes doigts oh !
donne donne donne ! un ongle peut-être
lointain ! oh ! la douleur dd douleur !
vos maudits cœurs
en retour de ciel
n’est-ce pas oh ! le sang caillé et lourd
l’asphalte renâcle, oh ! d d dd dddouleur !
jusqu’à nous jus jusqu’à



Depeche Mode, Music for the masses – Air, The Virgin Suicide – Lhassa, La Llorona – Wolfgang Amadeus Mozart, Requiem, Claudio Abbado, Wiener Philarmoniker, juillet 1999

11/11/2007

11/11/07 - 19:54

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03/11/2007

03/11/07 - 22:39

Andante

Je/Nous ne savons pas vivre à un point...
Ca m'effare.

Un homme ? c'est quoi ? qui sait ? une autre et encore chimère ?

Nous savons le vent et le sourire de nos mères et la faim et la pulsion du sexe.
Nous nous les perdons au trop-plein de mots qui fait offense à nos libertés.


Cela dit, quand je lis, de temps à autre, l'épisodiblog de Jowy, ou certaines des fulgurances de Kolokani - et d'autres encore - ça me fait dans la poitrine

un espace où respirer juste

03/11/07 - 22:06

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Blogs à ravir

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Orpheus Blog - Droit et sensible. V.I.T.R.I.O.L. - trois fois grand
Les cheveux de travers - je découvre
The Jéromeuh blog

De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

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