Dialogues - 2
Les mots qu'on adresse à autrui dans l'espace public, plus que dans le poème, doivent s’insérer dans un langage commun, afin que, par exemple, un ensemble de concepts souvent peu communs soit plus facile à saisir.
C'est un exercice difficile, où je n'ai de talent qu'à correctement maîtriser mon sujet - sans quoi je suis rapidement confronté aux bifurcations sans fins des contre-argumentations et n'ai alors pas assez de métier pour en contenir la force dispersive. Le métier en question est celui du rhéteur, voire du sophiste, métier fort utile et des plus périlleux, où l’on a vite fait, à savoir démontrer tout et son contraire, de n’avoir plus rien à défendre, soit encore plus rien envers quoi authentiquement s’engager.
Ici, oui, l'obscurité peut être un handicap - sauf à être assumée dans, par exemple un dispositif : une certaine utilisation des forces du langage dont l'objectif est d'amener ceux à qui l'on s'adresse en un lieu de la pensée qui, pour des raisons diverses, ne peut pas être facilement décrit au vu de l’état du langage, où, s'il l'est, ne peut pas être atteint par le langage.
17/01/07 - 21:23
mpourquoi serait-il difficile?
TLM comprendrait (dans un langage commun) Va te faire F.....
par exemple
jsc