eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mardi 5 août 2008 à 02:50)

23/02/2007

23/02/07 - 23:46

()

Je disparais d'ici-a
Epris de fatigue et de concrétude



Pour un temps seulement...
Qui me veut joindre, sait
Et bienvenu !

(Ich bin GA abhanden gekommen,
Mit der ich sonst viele Zeit verdorben,
Sie hat so lange nichts von mir vernommen,
Sie mag wohl glauben, ich sei gestorben!

Es ist mir auch gar nichts daran gelegen,
Ob sie mich für gestorben hält,
Ich kann auch gar nichts sagen dagegen,
Denn wirklich bin ich gestorben dem Web.

Ich bin gestorben dem Web-getümmel,
Und ruh' in einem stillen Gebiet!
Ich leb' allein in meinem Himmel,
In meinem Lieben, in meinem Lied!
)

commentaires

24/02/07 - 00:04

En regardant la photo de ton paysage, j'ai vu une oie au premier plan. Est-ce que tu la vois ?

24/02/07 - 00:08

Revenez-nous
ou partez
Merci
Pour ce que vous avez écrit

24/02/07 - 00:37

(je n'ai point vu l'oie, serait-ce moi ?)

24/02/07 - 00:38

(ah oui, j'ai vu l'oie, c'est amusant. Une oie ou un canard ?)

24/02/07 - 02:17

C'est bien dommage...

24/02/07 - 06:19

Partir !
Revenir !
Le jeu de l'escarpolette !

24/02/07 - 07:37

(je n'ai pas dit que ce serait long. Mais je me ferai un peu plus rare surles chats surtout. Pour le reste, j'essaierai de pondre des trucs un peu plus muris. Tontonig a bien défini le mouvemen t:o)

Merci de vos témoignages de sympathie, en tout cas.)

25/02/07 - 18:26

A très bientôt donc,

Bonne route à toi

26/02/07 - 10:22

Friedrich Rückert, 1788-1866

Ich bin der Welt abhanden gekommen,
Mit der ich sonst viele Zeit verdorben,
Sie hat so lange nichts von mir vernommen,
Sie mag wohl glauben, ich sei gestorben!

Es ist mir auch gar nichts daran gelegen,
Ob sie mich für gestorben hält,
Ich kann auch gar nichts sagen dagegen,
Denn wirklich bin ich gestorben der Welt.


Ich bin gestorben dem Weltgetümmel,
Und ruh' in einem stillen Gebiet!
Ich leb' allein in meinem Himmel,
In meinem Lieben, in meinem Lied!


Me voilà coupé du monde
dans lequel je n'ai que trop perdu mon temps;
il n'a depuis longtemps plus rien entendu de moi,
il peut bien croire que je suis mort !

Et peu importe, à vrai dire,
si je passe pour mort à ses yeux.
Et je n'ai rien à y redire,
car il est vrai que je suis mort au monde.

Je suis mort au monde et à son tumulte
et je repose dans un coin tranquille.
Je vis solitaire dans mon ciel,
dans mon amour, dans mon chant.



Kliban! Quelles distorsions!! quels détournements!!!

Selon les termes de John Williamson, ce poème est une « peinture étonnamment épurée d'une paix transcendante ».

1. Te connaissant, la période d' hibernation t'a frappé et nous ne t'en voulons pas.
2.Conforndre 'le Monde' (pas du tout confiné à notre petite planète par Rückert) et GA est une comparaison des plus ridicules!
3. Le web, par contre, je t'encourage à respecter comme le plus grand outil de connaissance que nous est disponible. A ne point méprendre.
4. Est-ce Rückert fait ses adieux?
Pour rendre mieux compte, il faudrait d'abord examiner les 2 Lieder que Mahler utilise ensemble et ensuite l'intégrale de l'oeuvre de Rückert!


Um Mitternacht (A Minuit ) :



Um Mitternacht
hab ich gewacht
und aufgeblickt zum Himmel;
kein Stern vom Sterngewimmel
hat mir gelacht
um Mitternacht.

Um Mitternacht
hab ich gedacht
hinaus in dunkle Schranken.
Es hat kein Lichtgedanken
mir Trost gebracht
um Mitternacht.

Um Mitternacht
nahm ich in Acht
die Schlägemeines Herzens;
ein einziger Puls des Schmerzes
war angefacht
um Mitternacht.

Um Mitternacht
kämpft' ich die Schlacht,
o Menschheit, deiner Leiden;
nicht konnt ich sie entscheiden
mir meiner Macht
um Mitternacht.

Um Mitternacht
hab ich die Macht
in deine Hand gegeben !
Herr über Tod und Leben,
du hälst die Wacht
um Mitternacht !


A minuit,
réveillé,
j'ai regardé le ciel ;
parmi les millions d'étoiles,
aucune ne m'a souri
à minuit.

A minuit
se tournèrent mes pensées
vers les ténèbres closes.
Aucune pensée de lumière
ne m'a consolé
à minuit.

A minuit
j'ai écouté
les battements de mon coeur,
et seule une douleur aigüe
s'est ranimée
à minuit.

A minuit
j'ai engagé le combat
ô humanité, contre tes souffrances;
ma force n'a pas suffi
à remporter la victoire
à minuit.

A minuit
j'ai remis ma force
dans tes mains,
Seigneur de vie et de mort,
toi qui veilles
à minuit !

1. Ecouter les battements de son coeur est à la fois la preuve que l'on vit!
2. Les battements de coeur nous empêchent de croire en un silence éternel comme une excuse de sombrer dans la mort (vitale ou intellectuelle).
3. L'Etre engage un combat contre la souffrance du monde (et sa propre souffrance). C'est presqu'un devoir! Ce minuit-là il n'a pas réussi, mais c'est pas grave! Les souffrances sont si grandes qu'il faudra plus que 80 ans , plus de 2000 ans, plus de 6000 ans pour les combattre. Si nous n'avons pas encore réussi de les vaincre, nous ne pouvons point nier que nous avons su les ammoindrir depuis 6000 ans!
Il y aura toujours le prochain minuit, et un nouveau combat avec de plus en plus de combattants. Petit à petit, l'Homme/l'Humanité gagne contre les ténèbres.
4. N'oublions pas que les romantiques tardifs tel Mahler vivèrent la décadance des empires. Le vrai 'Keine Zukunft'.
Notre siècle commence, et avec lui des nouveaux espoirs.



Rückert "Chants d'un Enfant Mort"

Nun will die Sonn so hell aufgehn :


Nun will die Sonn so hell aufgehn,
als sei kein Unglück die Nacht geschehn.
Das Unglück geschah nur mir allein,
die Sonne, sie scheinet allgemein.

Du musst nicht in dir verschränken,
musst sie ins ewge Licht versenken.
Ein Lämplein verlosch in meinem Zeit,
Heil sei Freundenlicht der Welt !



A présent le soleil radieux va se lever
comme si, la nuit, nul malheur n'avait frappé.
Le malheur n'a frappé que moi seul,
tandis que le soleil brille à la ronde.


N'enferme pas la nuit en ton coeur,
plonge-là dans la lumière éternelle.
Une lampe s'est éteinte en ma demeure,
gloire à la lumière, joie du monde !

N'oublions pas les pertes de membres de la famille Mahler. Le taux de la mortalité enfantine (ainsi que la durée d'espérance de vie) heureusement ont beaucoup amélioré depuis alors!




Wenn dein Mütterlein :

Wenn dein Mütterlein
tritt zur Tür herein,
und den Kopf ich drehe,
ihr entgegen sehe,
fällt au ihr Gesicht
erst der Blick mir nicht,
sondern auf die Stelle,
näher nach der Schwelle,
dort, wo würde dein
lieb Gesichtchen sein,
wenn du freundenhelle
trätest mir herein,
wie sonst, mein Töchterlein.


Wenn dein Mütterlein
tritt zur Tür herein,
mit der Kerze Schimmer,
ist es mir, als immer,
kämst du mit herein,
huschtest hinterdrein,
als wie sonst ins Zimmer !


O du, des Vaters Zelle,
ach, zu schnelle
erloschner Freudenschein !



Quand ta tendre mère
paraît à la porte
et que je tourne la tête
pour regerder vers elle,
mes yeux ne vont pas
d'abord vers son visage,
mais vers cet endroit,
là tout près du seuil,
où je devrais voir
ton doux petit visage
si tu entrais aussi,
rayonnante de joie,
comme autrefois, ma petite fille.


Quand ta tendre mère
paraît à la porte,
à la lueur de sa bougie,
toujours il me semble
que tu vas venir aussi,
te glissant derrière elle,
comme autrefois, dans la pièce.


Ô toi, rayon de joie
dans la retraite de ton père,
ah, rayon de joie trop vite éteint !(L'enfance donc n'est pas que mortelle).



Oft denk ich, sie sind nur ausgegangen :


Oft denk' ich, sie sind nur ausgegangen !
Bald werden sie wieder nach Hause gelangen !
Der Tag ist schön! O sei nicht bang !
Sie machen nur einen weiten Gang !

Jawohl, sie sind nur ausgegangen
Und werden jetzt nach Hause gelangen !
O, sei nicht bang, der Tag is schön !
Sie machen nur den Gang zu jenen Höh'n !

Sie sind uns nur vorausgegangen
Und werden nicht wieder nach Haus verlangen !
Wir holen sie ein auf jenen Höh'n
Im Sonnenschein ! Der Tag is schön !



Souvent je me dis qu'ils sont seulement sortis !
Ils vont bientôt rentrer à la maison !
La journée est belle ! Oh, ne sois pas inquiet !
Ils font seulement une longue promenade.

Bien sûr, ils sont seulement sortis
et vont maintenant renter à la maison.
Oh, ne sois pas inquiet ! La journée est belle !
Ils se promènent seulement jusqu'aux collines.

Ils nous ont seulement précédé
et ne voudront plus revenir à la maison !
Nous allons les rejoindre, là-haut sur ces collines
en plein soleil ! La journée est belle !

(Et la muisique de Mahler pas toujours lugubre, hein?)



In diesem Wetter, in diesem Braus :


In diesem Wetter, in diesem Braus,
Nie hätt' ich gesendet die Kinder hinaus !
Man hat sie getragen hinaus,
Ich durfte nichts dazu sagen !

In diesem Wetter, in diesem Saus,
Nie hätt' ich gelassen die Kinder hinaus,
Ich fürchtete sie erkranken;
Das sind nun eitle Gedanken,

In diesem Wetter, in diesem Graus,
Nie hätt' ich gelassen die Kinder hinaus,
Ich sorgte, sie stürben morgen;
Das ist nun nicht zu besorgen.

In diesem Wetter, in diesem Graus,
Nie hätt' ich gesendet die Kinder hinaus,
Man hat sie hinaus getragen,
Ich durfte nichts dazu sagen!

In diesem Wetter, in diesem Saus,
In diesem Braus,
Sie ruh'n als wie in der Mutter Haus,
Von keinem Sturm erschrecket,
Von Gottes Hand bedecket,
Sie ruh'n wie in der Mutter Haus.



Par ce mauvais temps, cet ouragan,
jamais je n'aurais fait sortir les enfants ;
on les a emportés au dehors
et je n'ai eu le droit de ne rien dire.


Par ce mauvais temps, cet ouragan,
je n'aurais jamais laissé sortir les enfants,
j'aurais eu peur qu'ils tombent malades ;
quelles vaines pensées à présent !

Par ce mauvais temps, ce ciel sinistre,
je n'aurais jamais laissé sortir les enfants,
j'aurais craint qu'ils ne meurent demain,
inutile de craindre à présent.

Par ce mauvais temps, ce ciel sinistre,
je n'aurais jamais laissé sortir les enfants ;
on les a emportés au dehors
et je n'ai eu le droit de ne rien dire.

Par ce mauvais temps, cet ouragan,
ce vent qui hurle,
ils reposent comme dans le sein de leur mère.
Ne redoutant nulle tempête,
protégés par la main de Dieu,
ils reposent comme dans le sein de leur mère.

(donc aucun souci!!)

A très bientôt, kliban.

27/02/07 - 16:57

please don't go away kliban
we need you !

27/02/07 - 21:19

(not leaving. Got a few very good friends here. Just need to rest a bit, if I am to proceed.)

28/02/07 - 21:50

Partir un jour sans retour
effacer notre amour
sans se retourner
ne pas regretter
garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
sans bagages
oublier ton image
sans se retourner
ne pas regretter
penser à demain

28/02/07 - 22:08

[Allégeance, René Char]

28/02/07 - 22:27

Char , parle-t-il de la ville et son anonymité ou de l'amour, introuvable?

01/03/07 - 08:03

tssss !

02/03/07 - 22:21

jsc me demande de modiier son précédent. Je le supprime donc et le remplace bien volontiers par la version souhaitée.
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A SONG WB YEATS (1865-1939)

I thought no more was needed
Youth to prolong
Than dumb-bell and foil
To keep the body young.
O! who could have foretold
That the heart grows old?

Though I have many words,
What woman's satisfied,
I am no longer faint
Because at her side?
O! who could have foretold
that the heart drows old?

I have not lost desire
But the heart that I had;
I thought 'twould burn my body
Laid on the death-bed,
For who could have foretold
that the heart grows old?

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