eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mardi 5 août 2008 à 02:50)

25/06/2007

25/06/07 - 20:51


Phares



Tu te heurtes à tout mur. A ton corps encagé. Accroché au cerceau des côtes premières, douloureuses, le thorax – donner l'air nécessaire à la suffisance de tout semblant – continuer – tu sais le monde à ta mesure – mais – le passé aussi fait mentir ton savoir – là où gisent en tas de souvenirs ramassés mères, frères et pères – l'homme est une mère – pour l'homme – même dent carnassière – et le grand ballant des bras dont l'accueil sauve – l'homme est amer en bouche, trop mûr savoir, et mensonger – on t'a volé ton corps – dérobés, ton frère, et la paternité – effrayante fraternité – père enfant frère – l'enfance te fut un retrait complexe – échapper au devoir, lourd de chaque caresse – encore – jamais assez – corps arrêté – à dix ans voûté – ange encagé – semé plumes au labyrinthe des "tu devra(i)s" – nulle part où jamais arriver – lointaine, la chose, et libre – la chose qui se mérite d'une excellence préparatoire – toujours – encore – toujours – jamais qui ne débouche – la chose – hors d'atteinte – hors d'attente – rien pour surmonter l'attente – de la chose – de la mère – aimante – amer –


– on t'a laissé – lâché – fourvoyé – dans la douceur des plis du savoir – et dans l'ivresses des hommes aux grands bras ballants – amers en bouche – amers de ton ignorance – savoir n'est pas connaissance – on t'a volé ton corps – ta liberté vive – ta voix – le tourment de tout labyrinthe naît de la contraction des contraintes – va-t-en donc te perdre – ne les laisse pas – pas trop vite – trop près – approcher – ou dévore – minotaure ! – « mais moi, c'est pour aimer que j'étais fait ! » – c'est vrai – mais c'est ta nuit, stellito – ta nuit – ton désir dénudé – le mi-amour ancien – l'insufisant – dont il tire l'encre encore de sa relance – tes mots, même, sont vides – pour hurler, c'est hurler qu'il te faudrait – tu as retenu – le lourd battement de paupières – le cri poli – civilisé – pas le non ! mafflu – la jouissance aiguë du non ! – on aurait pu interdire franchement – autoriser le jeu de l’opposition – frontale – les reproches doucereux ne rendent possibles aucune transgression – on aurait pu – on te l'accorde – tu aimes jouer avec les si – accrocher quelque autre vide – comme ces silhouettes qu’aucun désir n'éclaire vraiment – tes caresses pèlent – lambeaux de doigts écrasés sur la peau rêche du temps – ces frissons n'emmènent personne nulle part – la couleur est grise au coeur même des tissu d'Orient – tais-toi – tais-toi – attends le feu de tout couchant – coeur humide – attends le feu – attends que te revienne – la joie insue – attends – goûte – dans l'entre-temps – goûte – le sel et la larme – goûte – le poids et la peine – goûte – le souffle court – l'inertie de ton corps voûté qui fait voile à tout vent – pour tout amer, le pouls de solitude du temps – tristes heute – vacuité des futurs – et destin dévoilé – dans le corps matriciel des tendresses passées – qui lui aussi – ô ! phare – te donnera la clef, la clef amoureuse – d'un lendemain



(J'aurais bien voulu en faire une BD, en fait. Je ne sais pas dessiner.)

commentaires

26/06/07 - 14:20

http://
ange ancagé-caresses qui pèlent

26/06/07 - 15:38

Excellet ! Je ne connaissais pas ! Oiseau de paradis plus qu'ange ;p)

26/06/07 - 19:53

Aussitôt que j'encagerai un ange, je te l'enverrai.je ne saurais pas quoi en faire et peut-etre saurais-tu t'en occuper?..

26/06/07 - 20:19

Voui voui, c'est fragile un ange. Il faudra que je progresse encore, je suis toujours un peu rude, mais je pense que je pourrai.

27/06/07 - 15:01

j'en suis sûr!
d'autant que je ne pourrais pas résister à l'empailler.

27/06/07 - 15:04

Je me doute. Tu dissèquerais la poule aux oeufs d'or, toi - pas pour les oeufs, encore ! ;o)

27/06/07 - 15:26

pour le plaisir de fister ;-))

27/06/07 - 21:57

On n'a pas tous connu ça! est-ce grave, Docteur?

27/06/07 - 22:34

Non, du tout. Rien n'est grave que la perte de la capacité à aimer.

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