Words words words bla bla bla
Beaucoup trop de mots, dès que je veux dire les choses dans la détail du concept, pour en cerner quelque chose de la vérité. C'est lassant. Je ne parviens pas à me satisfaire du brouet que je me sers. Autant je l'aime chez autrui - et je peux me plonger avec délices dans Husserl, Heidegger, Kant, Spinoza, Descartes même, Deleuze, Derrida, Quine, Wittgenstein, Fodor, et autres Pangloss à la crème -, autant je le supporte mal chez moi.
C'est un jugement moins sur la qualité du résultat - qui vaut ce qu'il vaut, je peux me surprendre, parfois - que sur la nature de l'exercice, je veux dire, sur la façon de m'installer dans les mots qu'il suscite, cette impression labyrinthique de n'être pas en prise sur la chose même - et de rater la vérité, au fond.
Corridors de givres
Sur la vitre offerte au vent
Le feu danse, fol
(je n'avais pas pensé à ce tableau de Rembrandt, au moment où s'est imposée ce petit rythme. L'image est venue d'elle-même.)
22/12/07 - 00:15
Les paroles sont faites pour véhiculer la communication des idées. Que tu parles avec bcp de mots te dérange (peut-être) mais pour celui qui sait écouter, ils tombent juste, Kliban.
jsc