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eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

14/02/2008

14/02/08 - 16:53

Touché boulé coulé roulé trournevolté et vireboulé


Il a senti remonter l'excès le long du nerf optique
Tu es resté pâle - la faim et la lassitude de je ne sais quel soleil
Il a pris place dans les bassins temestatiques
Tu encodais ton désir au cœur d'un banc de classiciques
Il ricanait écartelé des paradis somatoscopiques Homo onirix L.
Tu t'es abusé, sciemment, de la texture soyeuse des sphinges
Il drive-rêve à vau l'eau, barque folle sur eau molle


10/02/2008

10/02/08 - 16:53

Une contine, hop !

Le soleil
Fait risette
Je m'en vais manger des crêpes
Chez Joc'lyn

Et l'hiver
Fait moins l'fier
Dans ma tête de sagouin
C'est merveille

09/02/2008

09/02/08 - 23:23

Annonciation


Note liminaire : Je ne devrais sans doute pas publier ça sur GA. Mais ceci reste un blog et il se trouve que j’avais envie d’écrire ce machin, ce soir. Si j’avais droit à me voir exaucé, je souhaiterais que mes lecteurs prennent ce texte comme les autres : une simple trace, qui peut ou non les intéresser. Cette réserve est la seule concession faite au medium.

Il ne s'agira pas d'avant-garde : il n'y a plus rien au devant de quoi il est sans danger possible de venir – c’est partout le même vert-soleil du recyclage des nouveautés. S’annoncer, c’est se vouer à être médiagéré, tôt ou tard statufié, mis à la mode – et modifié jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une forme lavée de ses strideurs transgressives – uniforme d’un conformisme de la différence néo-adolescente, soit : moutonnière.

Le temps-gâchis réduit toute nouveauté à la platitude d’une innovation : variation technicienne et efficace autour de la réponse à une demande faite besoin. Il ne suffit pas de produire de l’information – encore faut-il donner aux individus et aux collectifs indissociablement les moyens de sa métabolisation. Mais nous ne métabolisons plus rien : nous sommes métabolisés – et mis au service des modes, l’individu n’est plus que l’instrument d’une non culture de soi.

[Note du 18/02/08] Ce n'est pas très juste. Nous sommes métabolisés comme métabolisant touours plus vite et toujours mieux ce qu'une culture qui a déplacé l'excès de l'orgie dans la consommation nous pousse à absorber et faire fructifier dans toujours plus d'échanges. Et c'est pourquoi nous tenons. Il n'y a pas en réalité d'effondrement de la culture, bien au contraire. Mais il y a une vitesse de la culture qui pousse à leurs limites nos facultés de productions et de métabolisation du culturel. Nous tenons dans une accélération permanente et ivre, comme aux limites grisantes de nous-mêmes. Ce qui nous empêche de trouver en nous ce qu'il y a de lenteur : ce que je pouvais appeler maladroitement une culture de soi. Cette remarque, en ce sens, n'invalide pas l'idée générale.

Il ne faudra pas s’annoncer, ou pas, en tout cas, comme prodrome d’une révolution. Depuis la fin du XVIIIè siècle, durant tout le XIXè et jusqu’à la fin des années 70, l’Europe est soumise à l’idée révolutionnaire. Les arts et lettres n’y ont pas échappé, jusqu’au structuralisme inclus. Chute des régimes politiques, relève technocratique d’une culture fondée sur les humanités – conséquence non anticipée d’une massification de l’enseignement supérieur –, primauté du droit sur le sens, néo-scientisme hyper-rationaliste se soutenant des très riches avancées dans les sciences de la matière et surtout du vivant : quoiqu’il en soit des causes, le chemin de cette idée au réel est en train de se perdre. Car toute révolution suppose la mise en œuvre d’un noyau irréductible de différence, irréductible, précisément, et donc non assignable, en mouvement toujours, mais en première approche réel ; incompatible donc avec les processus de clarification d’un monde devenu massivement bourgeois jusque dans la normalisation de ses transgressions.

Aucune annonce ne saurait aujourd’hui échapper au cercle de sa récupération – sauf à maintenir une part de secret, sauf à se retirer de ce qu’elle annonce – larvatus prodeo, j’avance masqué, mais non comme Descartes pour échapper aux foudres de l’Eglise, non plus pour fonder la communication minimale nécessaire à toute société secrète, mais bien selon un geste qui manifeste la cacophonie des asservissements au public – publicité, réclame, annonces, petites annonces, bandes annonces, etc. – comme symptôme de l’intangible identité d’un silence réel – une annonciation.

Evidemment, pareil geste ne vient pas de Dieu – Dieu a déjà et depuis trop longtemps, été digéré – mais de l’homme. Evidemment, l’homme n’est pas l’être humain – je ne suis pas en train d’annoncer un nouvel humanisme : l’être humain, digéré, comme Dieu. L’homme, en soi, n’annonce rien. Mais l’annonciation est selon l’homme. Elle n’annonce : rien qui puisse advenir dans un monde assigné à guetter ce qui advient pour s’en nourrir, éperdument – un monde qui a métabolisé jusqu’à la possibilité des révolutions. Elle n’annonce pas un futur possible, et aucune réalisation. Contrairement à une avant-garde, toujours ancrée dans le passé et en lutte de connivence avec lui, elle est le futur. Un futur sans advenue ; mais depuis l’homme déjà advenu, mais sans pourtant qu’aucune venue ne se soit jamais manifestée comme telle ; et pour le monde où sa non-advenue casse les cycles de la digestion anticipatrice de toute nouveauté.

07/02/2008

07/02/08 - 22:28

En-passant (1)

Quand on s'installe dans la croyance que vivre n'a pas de sens au-delà du simple fait de vivre – pas de chose cachée derrière la face étale du monde, pas de but ultime assigné à l'homme par quelque puissance étrangère, quelque totalité transcendante – reste à réaliser, pour de bon, qu'on n'a besoin d'aucun sens pour vivre.

Réaliser qu’on ne peut alors vivre sereinement qu’en remplissant ce seul besoin : n’avoir besoin d’aucun sens pour vivre – besoin qui ne se maintient que le temps de sa dissolution.


Comment faire comment faire comment faire ? Ne pas trop s'en inquiéter sans doute. Se poser en soi le plus chaleureusement possible. L'impatience aussi tirera sa révérence, si on la regarde avec bienveillance. Inflexiblement. C'est ce qu'on dit.

06/02/2008

06/02/08 - 21:58

Auto-portrait

Le bourgeois – monstre mou des temps prospères – jouit consciencieusement d’une pensée raisonnable – raisonnable jusque dans son arraisonnement de l’excès – raisonnable rigoureusement dans la délimitation des choses les plus abstraites, cercle, folie, vérité, origine de l’homme, métaphysique des moules.

La croyance en une circulation réglée des signes et des corps faits biens, intelligible dans les termes rassurants d’un échange universel, confirme dans son identité un sujet pour qui le point de déviance – est toujours l’autre – et le point d’identification, le droit : au plaisir, à la différence, à la soupe du samedi soir et au coït du dimanche.

L’exigence de précision et de clarté dissout ici la tentation des dehors – les orbites du monde seraient bien mieux gérées si…. Le désordre, c’est les autres. L’efficacité technique, fille d’une pensée droite, se suffit à elle-même et suppure sa propre valeur. Au demeurant, l’adepte des orgies convenues et des joies légalisées sera toujours attentif à montrer son ouverture d’esprit et de cœur en rendant à chacun ce qui lui est dû, dans la jouissance grave du dispensateur d’une justice symbolique. Pas plus que jamais, il ne s’agira de s’engager – « comme si ».

L’encyclopédie se fige dans des savoirs sur la nudité de l’homme, ignorante aujourd’hui de l’excès de sa peau. Nous secrétons une culture de petitesse précise, que le sublime apeure quand il n’est encadré par la loi, et que ne rassure que l’onction de sa propre fatuité, Le bourgeois, c’est cela, se croit arrivé. Temps de gâchis pour tout ce qui croît.

05/02/2008

05/02/08 - 22:55

Spleen du Bernard l'Ermite

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J'aime bien mes coquilles d'emprunt.



Mais dedans ya rien qui tient.
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04/02/2008

04/02/08 - 21:02

Grisaille


Ca donne parfois l'impression de se noyer, GA. C'est pour ça qu'ici et là, j'en disparais.


Blog-machine à récurer les espoirs - l'écriture révèle aussi une imagerie assez nette des affects - photo-sensibilité des traces - dans la confrontation à autrui précipitent, grises, les douleurs - anciens ostracismes réveillés à l'acide. Loi du genre. Nul reproche, donc. Qu'on n'aille pas croire. Nul reproche. Je veux dire : rien que j'autorise à s'exprimer : ce serait injuste - bien sûr qu'en moi ça hurle, et la perte, et l'isolement, et la terreur du rien en souvenir de châtiment. Je n'en veux qu'à moi-même, et à cette existence qui ne dénoue pas assez vite les contradictions dont s'engendre le labyrinthe - il n'y a que moi qui comprenne ce lieu et, au fond, de rares amis qui le respectent.

J'ai préjugé de mes forces, la semaine dernière, le prix s'en paie, je le trouve lourd, cette fois. Je ne parviens pas à placer les efforts au bon endroit - ne pas faire effort même est un effort. Il y a dans tout cela un affolement de vieil enfant - c'est lassant. Je n'arrive pas vraiment à être tendre avec moi-même - trop de tendresse sur une carcasse sans squelette, n'est-ce pas, tout s'effondre.

04/02/08 - 20:33

Reproches

Il n'y a pas de mérite à voir chez autrui les nœuds du cœur et de l'esprit.
Les lui faire savoir avec simplicité est une bénédiction.
Les lui faire entendre avec tendresse est chose dont on bénéficiera soi-même.
Les lui reprocher, c'est opposer mur à un mur.

Anândagupta, Pançabodhavidyasutra, VII, 3

Ah, oui, bien sûr, je suis coupé, une fois de plus. Donc je suis stupide. Je veux dire : insensible, égotique et geignard. Et j'ai la gorge nouée de fatigue. Je dois faire plus attention à la façon dont je vis. Survivre n'est pas une solution.

03/02/2008

03/02/08 - 20:17

Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur.

03/02/08 - 14:52

Tentation

Le plus difficile sera encore de ne pas se prendre au piège de soi-même : les valeurs ne valent qu'à être éprouvées non dans la pose de leur énonciation, mais dans la chair de ceux à qui elles s'adressent, avec qui elles se partagent, contre qui elles s'opposent.

03/02/08 - 14:26

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02/02/2008

02/02/08 - 13:07

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