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eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas souvent aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 00:24)

26/04/2008

26/04/08 - 17:29

Fredaine, pour V. :o) ~


cte poème ,
cte ptit tachyon,
y je t'aime
- c'est ben couillon -

avec un peu de thé
un carafon d'été

et la lueur bohème
d'la voile à thon
dla voie lactée
sur l'ombre portée
d'tes baisers ronds
d'tes baisers crème

et l'ensoleillée
comme après carème
d'milliers d'carillons
qu'à tout vent je sème
comm' des mirlitons
sucrés sucrés

21/04/2008

21/04/08 - 23:27

MTG

(j'ai failli ne pas venir à la MTG. Raisons diverses, de saison. J'en ai laissé tomber quelques unes, fait des autres de jolies paupiettes que je mangerai demain à l'heure des chouettes - on n'vous a pas dit ? Je suis un Ogre à Raisons.

J'aurais eu tort. Le goût en reste, il est bon. Je salue ceux que j'y ai croisé, du regard, du chaud devant ! sans pensée arrière, du toucher, de la barbe et de la joue, de la parole en petits sachets de politesse timide sous la rousseur, du sourire beaucoup, de la bière et de la vodka, de la cacahouète et du réséda, du je t'ai pas vu déjà mais non mais si, mais quoi, de la Grande Housse Mordorée et de La Très Honorable Blancheur, de la clope avalée dans l'encre d'une certaine douceur, du dadoum didoum dadé et de l'as de carreau, du bon courage et du porté beau, de la bonne santé et de l'à bientôt, du rentre bien, du au dodo.

Une pensée aux solitaires, dont je me sais compter parmi les émigrés, un pied dans le silence, un pied dans la fête.

Et un mercitouplein aux organisateurs.)

18/04/2008

18/04/08 - 23:07

En-passant (4) ~





Comme toutes ces fois où vous traverse un ange ou le fantôme d'une mouche ; à se croire pris dans l'essoufflement brusque d'un c'est-cela ; mais sans assez de silence pour l'influx immobile ; fatigue exiguë que la vitalité du cri déserte ; miaulement un peu gras ; s'en aller, dormir ; somme toute.






14/04/2008

14/04/08 - 23:22

En-passant (3) ~


Je pris le petit livre de la main de l'ange, et je l'avalai ; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume.
Ap., X, 10

(Dépecé et violent comme un adolescent. Livres vidés de leurs promesses. Crétin ! - par bouffées brutales pourtant, je crois encore parfois au savoir universel. Mon corps, je ne comprends plus ce qu'il me dit - ou si, mais... Alors je n'écoute pas je n'écoute pas tais-toi je n'écoute pas tais-toi je t'entends pas tais-toi tais-toi tais-toi ! Trouille, manque de courage, manque de volonté. Epuisant.)

11/04/2008

11/04/08 - 01:18

Riddle in the barque


Il y a trois sortes d'hommes, les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer.

Aphorisme qu'un temps j'ai cru composé par une de mes connaissances, philosophe.



Puis j'ai croisé ceci :

« Nous sommes [...] les héritiers de l'Europe, les héritiers riches, comblés mais aussi surabondamment chargés d'obligations millénaires d'esprit européen : comme tels issus également du christianisme et hostiles à lui précisément parce que nous en sommes issus, parce que nos ancêtres furent des chrétiens d'une intégrité chrétienne intransigeante qui ont sacrifié de bonne grâce à leur croyance leur bien et leur sang, leur état et leur patrie. Nous - faisons de même. Pour quoi donc ? Pour notre incroyance ? Pour toute espèce d'incroyance ? Non, vous le savez fort bien, mes amis ! Le oui caché en vous est plus fort que tous les non et les peut-être dont vous êtes malades avec votre époque ; et si vous devez prendre la mer vous émigrants, ce qui vous y pousse, c'est également - une croyance!... »

F. Nietzsche, Gai savoir, §377, "Nous, sans patrie." (je souligne).


La citation initiale serait donc une sorte de cut up ou de raccourci intertextuel. Mais une patiente gogolisation mène à tout autre chose. Car la citation en son entier y est bien référencée, et de nombreuses fois. Mais là commence le mystère mystérieusement mystrifique. Car, cherchant qui avait bien pu écrire cette cholie phrsse, la Gogole nous apprend en effet qu'elle serait :

  • d'Aristote, dans un texte non précisé ;
  • de Platon - ce qui n'est pas incongru –, mais dans le Critias, où je ne l'ai pas trouvée !
  • attribuée à Platon, ce qui est plus prudent mais me fait la gambette élégante ;
  • de Socrate, ce qui confirmerait son absence du Critias vu que Socrate n'y dit quasiment rien ;
  • d'Homère, et pourquoi pas !! mais je ne l'ai encore croisée ni dans l'Illiade, ni dans l'Odyssée...
  • d'Héraclite, c'est bien de son genre, mais ça ne figure pas dans les Fragments de son œuvre qui nous sont parvenus ;
  • d'Anacharsis, "philosophe" grec que je ne connaissais pas jusqu'ici ( pour le contexte) ;
  • de... Victor Hugo, mais oui !
  • mais aussi de Reiner Maria Rilke !!
  • Et tant qu'on y est, de Mallarmé, par boutade, et à propos de The Rime of the Ancient Mariner de Coleridge, encore !
Notre imagination d'internautes et notre capacité à faire confiance au premier ou au second venu n'a décidément pas de bornes.

Une recherche menée Anglais sur l'O3 (***) ne m’a mené à rien : la citation y semble inexistante.



Bilan : je suis pour le moment incapable de l'attribuer à qui que ce soit. Les marins français semblent bien la connaître – ça ressemble même un peu à une tartalacrème du milieu – avec parfois quelques variantes, mais la forme en est dans l'ensemble remarquablement stable. Ceux qui vont sur la mer sonne comme une traduction du Grec, pour le peu que j'en sache. Une attribution à Platon, qui l'aurait dérivée d'Anacharsis n'est pas invraisemblable. Ou une reformulation plus tardive peut-être. Bref. Je ne sais pas d'où ça sort.

J'offre donc toute ma considération, et un éventuel virtuel ou réel poutou-joue à quiconque me convaincra de l'auteur du dit morceau :o)

Hop !

(*) j'ai même trouvé un croquignolesque : Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts et ceux qui ont peur de la mer mais qui la courrent [sic] quand même.
Ou, variation : Selon Jacques Brel, il y aurait deux sortes de gens : ceux qui vont en mer et les vivants. Selon Alessandro Baricco, il y aurait plutôt trois sortes d’hommes : ceux qui vivent devant la mer, ceux qui vont sur la mer et ceux qui réussissent à en revenir vivants après être descendu au fond du ventre de la mer.

(**) Extrait de Diogène Laërce : On lui demandait si les vivants étaient plus nombreux que les morts. Il dit : « Mais d’abord, ceux qui sont sur mer, dans quelle catégorie les rangez-vous . Différent donc de la citation recherchée, mais possiblement à son origine. J'ai vérifié, le texte n'est pas dans le Voyage du jeune Anacharsis en Grèce écrit par Barthélémy au XVIIIè s (dixit la Gougle)…

(***) OueurldOuaïdOuaibe

04/04/2008

04/04/08 - 22:39

Intrication autoportrait trop actuel

Nos désirs se modèlent vite sur ce que propose une société de consommation. On consommera de la pornographie aussi bien que de la révolte à prix facile, tant qu'on ne saura pas faire le tri entre ce qui attire et ce qui est sain - notre obsession contemporaine pour la santé est totalement à côté de la plaque : on pense efficacité mécanique quand il s'agirait de s'installer dans une rectitude souple, qui n'est contradictoire ni avec la maladie, ni avec la douleur.

Internet est l'outil emblématique de cette désincarnation de nos désirs - moins une question de virtuel que de la perte d'un contact, avec la lenteur et le ressenti de nos viscères. Internet est tout autant excité et excitant que n'importe lequel de nos espaces hyper-occidentaux - nous appartenons à des sociétés, une civilisation peut-être, génératrices de stress, confusion consommée de la valeur, de l'utilité et du juste prix des choses, des êtres et des façons d'être.

Se désengager n'est pas simple, dès lors qu'on est retenu par soi-même. On ne quitte pas le lieu où l'on jouit - l'érosphère - sans une ascèse - ou un traumatisme - un sevrage peut-être. Sans quoi, l'on est, fils de son temps, critique ou jouisseur de la marchandise généralisée, pris et partie prenante d'un flux d'échanges qui diffracte toujours et encore la forme de la transaction marchande. Vivant dans lé frénésie inquiète d'un équilibre à trouver dans la gestion de la rareté : survie.

02/04/2008

02/04/08 - 23:10

En-passant (2) ~

(C'est embêtant, je ne parviens plus à parler philo qu'avec les philosophes. Pas que les autres m'ennuient, très loin de là. Mais je pense que c'est moi qui ennuie, dans l'histoire. Ou qui noie - alors que je serais pas capable de noyer un cafard, moins encore un chat.)

 

Blogs à ravir

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De quelques films
(notes de -3 : exécrable, à 4 : culte)

Valse avec Bachir- - Waltz with Bachir (3+ à 4) - …
Le grand silence- - Die grosse Stille (3+) - Su-perbe. Mais n'y aller qu'à assumer des tendances contemplatives
Le Labyrinthe de Pan (3) - Secouant
La science des rêves (2) - maladroit parfois, poétique souvent, très justement terrifiant par certains côtés, très bellement interprété
V pour Vendetta (2) - Je lui préfère la BD, néanmoins
L'iceberg (3) - Délicieux, burlesque, amer, tendre
Le malentendu colonial (2) - Lent à démarrer, puis essentiel.
Le goût du thé (3) - Halluciné, émouvant et requinquant
Le cauchemar de Darwin (2) - L'Afrique qui meurt, vision partiale, néanmoins
Mysterious skin (3) - Extrêmement troublant. Lire encore cela.

Autumn Me