Quand vous serez bien vieille...
J'aime bien vieillir, moi. Mais je suis à l'âge où on ne vieillit pas, enfin pas vraiment. Ma mère me dit que dedans sa tête, elle est toujours une jeune fille. Mon père, quant à lui, endure les maux de moins en moins petits de l'âge. Une amie me disait aussi quelle saloperie, c'était, ce corps qui ne marche plus comme avant.
Pour l'heure, je crois que je ne comprends pas bien tout ça. Je suis encore immortel, la plupart du temps. Ce qui veut dire que je crois encore que je pourrai toujours récupérer de tous les maux, physiques et psychologiques. Parfois, comme un flash dans 100 as, je serai mort. Abstrait jusqu'au moment où je sens la disparition possible, palpable, autant que cela puisse l'être. Et là, comme l'esquisse d'un mouvement de révolte. Jusqu'à ce que je revête brusquement mon habit d'immortel - sans bicorne - et que je remise à plus tard, mauvais philosophe, la recherche de ce qui se cache derrière cette inquiétude-là. Et je me dit que vieillir, somme toute, ça n'est que devenir un peu plus un grand.
Pourtant je sais qu'on peut être vraiment immortel. Mais je suis encore bien trop pris dans tout ce confort, et dans un paquet de peurs d'enfance, pour prendre le problème à bras le corps.
08/01/08 - 21:43
un début de réponse ?
éric
haagen