De poppersibus et autres catastrophôn
Puisque les poppers, c'est légalement fini - sauf succès d'un éventuel recours devant le conseil d'Etat avant le 23 janvier. - ce petit article fait agréablement le point sur la question.
Je n'ai pas vraiment d'idée sur les motivations de l'Europe pour interdire ces produits. Je subodore qu'il s'agit essentiellement d'en limiter l'accès à de très jeunes consommateurs. Mais je n'ai rien trouvé quant à d'éventuels risques pour la santé – les produits alcoolisées me semblant infiniment plus redoutables mais ayant l'avantage de faire partie des drogues légales.
Nos sociétés vieillies, je crois, ne savent plus ce qu'elles cherchent. Du plaisir à sa répression, jusqu’à la normalisation statisticienne gestionnaire du droit au risque zéro-epsilon. Va falloir songer à en changer. Je sens les années à venir politiquement intéressantes. Pour le reste, à l'ère du gâchi dixit un ami, il faudra se démener pour trouver contact avec l'intensité de ces forces qui seules font la grandeur d'une civilisation – bien plus que tous les techniciens de la politique, de la pensée ou du poème.
L'ère du gâchi, c'est temps-secret – temps où s’est ôté du milieu des hommes cela même qui fait sel – temps où seul sel qu'on trouve est vieux lysat d'urine, de fèces et de pourriture – l'on s'en satisfait, l'on s'en gargarise, comme d'autres, dans la caverne, des ombres.
Nous serons nombreux à nous y perdre, jusqu'aux plus valeureux d'entre-nous, prophètes, savants, artistes et sages – le poème déjà se noie dans la surcharge de ses tropes et savanteries. Inconnus resteront du grand nombre ceux qui conservent et font fructifier dans l'immanence du coeur ces trésors qui ne se créent qu'aux siècles longs des civilisations. Peut-être aussi emportés – sceaux de l'Occident en sa mort. Rares seront ceux qui, cherchant, trouveront : gâchi – la médiocrité consumériste, pauvre jouissance des biens, unique horizon. Pensée sans envergure ni réelle vergogne – toute pensée sauvage a son intense pudeur – et monde réduit – modèle réduit de moimoimoimoimoi.
Tout cela, tout cela, je m’y vautre et m'en répugne. Mais ça n'se réduit pas à un choix de pilule – seulement dans les contes pour ceux qui n’ont pas encore perdu le sens de l’enfance.
09/01/08 - 22:38
L'alcool rapporte aux Etats, le poppers non...
Ensuite, les intox au poppers sont assez sévères surtout si elles sont associées à d'autres toxiques. Mais de là à l'interdire...
jupiter7