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Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mardi 5 août 2008 à 02:50)

15/01/2008

15/01/08 - 23:42

Kind

Un jour aussi, on se dit qu'on a perdu son corps d'enfant. Façon de voir les choses. Il n'est jamais loin, follet malin, ou revenant violent si nous ne prenons garde à ce qu'il réclame - liberté, espace, amour, toujours. Au fond, il faudra du temps pour que s'éteigne dans le regard ce qui nous fait des mômes. Si jamais.

commentaires

16/01/08 - 20:48

Tu as raison, c'est nécessaire toujours d'entretenir les feux sacrés, ceux de la liberté, l'espace et l'amour ... sous peine de ne pas pouvoir s'orienter dans la vie.

Je viens de chercher "orienter" dans "le Trésor" et j'ai appris que ça voulait dire originairement "se positionner vers Jérusalem", et par la suite au Liban ^^. Très intéressant.

16/01/08 - 21:55

L'Orient... Nous Vieux Hommes de l'Ouest avons des nostalgies de jeunes soleils.

17/01/08 - 09:23

Je n'ai jamais autant pu laisser vivre l'enfant en moi que depuis que je suis "grand"...

18/01/08 - 21:01

C'est un choix.
Mais on est gardé très très longtemps dans la dépendance de l'enfance ici.

18/01/08 - 21:07

Tu confond enfance et infantilisme, jsc, peut-être, non ?

19/01/08 - 16:39

ENFANCE: (merci, Petit Robert) Période de la naissance à l'adolescence; mentalité infantile réapparaissant dans le cas d'affaiblissement sénile des facultés.
!

19/01/08 - 16:53

Si transit gloria "discussionis" - dans les surplombs abruptes des dictionnaires. On se demande pourquoi les gens font de la philo. Puisqu'il y en a d'autres qui ont écrit des dico.

19/01/08 - 17:12

Pourquoi les philosophes détourneraient-ils le sens des mots?

20/01/08 - 11:29

Détourner ? Qui parle ed détourner ?

Exemple : Le mot "Sujet" a dans le Littré, au moins 8 acceptions différentes. La 8è est "philosophique. Vincent Descombes remarque à ce sujet :
"Ce sont les philosophes qui sont amenés à distinguer, pour les besoins de certaines de leurs analyses, la simple conscience de la conscience de soi.[...] à la différence des philosophes, la langue ordinaire ne fait pas une différence nette entre un individu et un individu conscient de soi." (Le compléent de Sujet, Pars : Gallimard, p.7)

(par "langue ordinaire",, entendre : "les usages quotidiens de la langue".)

L'utilisation d'un mot à des fins techniques (clarification d'un idée, élaboration d'un concept) est aussi le proprs du discours philosophique - aussi, puisque le science fait la même chose, selon des procédure certes différentes.

Pareille utilisation ne peut que spécifier différemment les usages licites ou illicites de ce mot et donc en faire évoluer le sens - vers plus de précision, par exemple : le mot recouvre moins de choses que lorsqu'on l'emploie dans le langage courant ; ou vers une extnsion de sens : le mot signifie plus que ce dont on a l'habitude dans le langage courant ; etc.

Si pareil travail du langage est selon toi illicite - s'il s'agit d'un détournement - alors aucune philosophie n'est possible - le sens ordinaire des mots suffit et il n'est nul besoin d'inventer quoi que ce soit de plus, qui serait la philosophie.

Je veux bien que tu le croies. Il faudrait alors que tu puisses me dire comment réfléchir au sens des choses - comme tu les fais plus souvent qu'à ton tour. Et que tu me dises aussi comment tu fais pour choisir entre tel ou tel dictionnaire pour trouver le sens que tu donnes au mot. Et enfin pourquoi tu fais confiance aux dictionnaires pour te donner _le_ sens des mots.

Il est aussi possible que ta méthode consiste à attaquer le sens de toute phrase en décortiquant chacun de ses mots et en lui attribuant l'un des sens que l'on trouve dans le dictionnaire - ce qui revient à dénoncer pratiquement tout ce qu'on dit comme vide de sens.

Je trouve décidément que tu utilises un peu trop le lateral thinking pour démolir sans reconstruire. Faire un pas de côté... pour te retrouver dans le vide. Et sans trop essayer de comprendre ce que ton interlocuteur a bien voulu dire. Dit autrement : tu n'appliques pas assez le principe de charité aux gens que tu lis - principe qui consiste d'abord à tenter de dégager un sens de ce qui a été dit ou écrit, de supposer qu'il y a un sens, même si au premier abord on ne le voit pas.

Ici : l'opposition "enfance"/"infantile" était sensé pointé sur autre chose qu'une demande de justification par l'argument d'autorité dictionnariale. On pouvait entendre la résonance dans "enfance" de quelque chose de libre, joyeux et spontané, et dans "infantile", quelque chose de geignard, capricieux et dépendant, à un age où ce type de comportement n'est plus considéré comme socialement admissible. Kolo et moi-même, je crois, visions le premier sens. Toi le second. Ce que j'essayais de te faire remarquer dans ma remarque. Voila.

(je n'aurais pas dû être si long, mais je ne vais pas très bien, donc je redeviens verbeux, sory)

20/01/08 - 20:43

D'ailleurs, jsc, au moins en anglais ("child-like') -- et je pense en français aussi, le sens figuratif ( "enfant" comme "libre, joyeux et spontané" ) est bien situé dans le langage courant. Ai-je tort ? Il y a plein de tournures introduites dans le langage chaque jour qui sont beaucoup plus subversives et menaçantes. Je vous suggère que vous y faîtes attention. The world is a dangerous place. "Red alert" for all new words and phrasings !!!

20/01/08 - 23:24

Et le sens "philosophique" (8ème dans le liste peut-être) d'ENFANCE, c'est quoi?

Ton 'child-like' est une fabulation idéologique. La vérité est que l'adulte dresse l'enfant, l'entoure de limites et règles afin de le mettre dans un moule convenable. Il a peu de possibilité d'exprimer sa spontanéité, sa joie et sa liberté.

Quant à mes interventions, regarde bien les points d'interrongation et les temps conditionnels; tous deux ont un sens exact.

21/01/08 - 00:34

Jsc, j'aprécie ce dialogue. Vous avez bien raison; on ne devrait jamais utiliser des idées et des mots reçus sans analyse ou débat. Sinon nous avons l'occasion maintenant, comme Kliban a dit "d'en faire évoluer le sens - vers plus de précision."
Le conditionnel ? Le point d'intérrogation ? D'en insister sur des sens exacts, c'est presque d'insister sur l'uniformité de la conscience humaine. Qui pourrait dire exactement comment chaque individu fasse des suppositions ou pose des questions? Surtout lorsque l'on s'exprime dans une langue étrangère.

21/01/08 - 09:51

Jsc, je trouve louable tes efforts pour te faire passer pour plus stupide que tu n'es. Cela dit, si tu t'obstines à vouloir mener la conversation à un point systématique de blocage, tu auras ce que tu as semé : le blocage, via fin de non recevoir.

Il y avait deux questions :
1. Les philosophes distordent-ils le langage ?
2. Quels sens au mot enfance.

Dans mon précédent, j'ai répondu à la première question : les philosophes peuvent avoir pour certains mots des sens techniques qui ont un usage différent de celui qu'on a dans le langage courant.

Au vu de ta question d'aujourd'hui - puisque ta technique peut être qualifiée de "paresseuse" et non charitable" : elle consiste à mettre en doute ce que dit ton interlocuteur pour le forcer à donner à ses phrases un sens que tu n'essaie pas même de chercher - je dois ajouter que le philosophe trouve sens et usage des mots en fonction de problèmes qui se posent à lui. C'est à peu près ce que fait tout le monde, d'ailleurs, à cela près que le philosophe se sent plus libre de faire évoluer le sens des mots.

Ainsi donc, comme je le disais dans mon précédent commentaire, l'opposition enfance/infantile était mobilisée pour dénoter une opposition entre une forme de spontanéité joyeuse qu'on connaît aux enfants et l'indécision geignarde et dépendante qu'on connaît aussi à certains enfants mais qui là s'applique à des gens qui n'en, sont plus.

Poser la question du sens philosophique de l'enfance, c'est comme demander le sens de la couleur bleu pour un peintre. Ca dépend du peintre, de son système couleurs, de s'il est figuratif ou non, etc.

Il me semble que tu fétichise un peu trop les dictionnaires. Un dictionnaire n'a d'intérêt que s'il te permet de mettre à l'épreuve le mot dans un texte - système de concept philosophiques, poème, récit, etc. Se fonder sur le dictionnaire comme sur un texte sacré qui dirait le vrai : étrange fanatisme, je trouve.

En revanche qu tu ne sois pas d'accord avec cette notion de spontanéité de l'enfance, je l'admets bien volontiers. Mais plutôt qe de dire que nous avons tord et de te replier sur des arguments d'autorité issu des dictionnaires, j'aurais préféré que tu nous dises d'emblée _pourquoi_ tu trouvais sans intérêt la distinction infantile/enfance.

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