eXTReMe Tracker Zyé-la anfon tomb-lan, té la ka gadé zot.
Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mercredi 17 septembre 2008 à 22:58)

22/01/2008

22/01/08 - 04:21

Nocturne – Nemrod adolescent


J'entends que l'on soit précis. Il ne s'agirait pas de passer à côté de la mort. Tous les raccourcis mènent à Rome, au Graal des prophètes, à la vérité des bureaucrates, à l’espoir lisse et benêt des subtilités cossues.

Je ne laisserai pas mélanger sans ascèse préalable la nature des orgasmes. C'est connaissance que ventre admet, que l'hiver retient, et ton cul palpitant autour du livre dans la sagesse des défécations.

Je veux me tenir droit dans le langage écossé de ses rituels de chitine et d’os. Tendu comme un sexe rageur et intégral sous la respiration rauque des vents stellaires. Tranchant plus que toute jaculation sur les joues monotones.

Je récuse l’ivresse molle et oublieuse. La lucidité se paiera d’abord de cette raideur lactique accrétée dans l’excès des étirements. Miettes, toutes – pour tenir, être, toi, plus incisif que chaque négation. Plus patient aussi. Et plus humble.

Je refuse – j’abjure ! – tout retour au contentement mondain de soi – et comment négocier la perte de tout savoir ? – te croirais-tu de marchander avec le vertige ? fais, selon la rigueur d’un orgueil dont la garde te sera retirée. Seuls les dieux ignorent les métamorphoses.

commentaires

22/01/08 - 21:41

Heat keeps building it hot in the city.
I'm not sleeping at night.
Can I get relief ?
I'm a lyrical soul.
Born to get carried away.
There's ntothing left here to say.

23/01/08 - 20:08

Except I-I-I-I-I
I am a lyrical soul
I-I-I-I-I love you

(Thank you ;o) )

23/01/08 - 20:10

Mais bon, comment le prendre, cela, que tu me trouves carried away by lyricism...

- ce qui est à moitié juste, bien sûr - mais c'est, bbien sûr, l'autre moitié qui m'intéresse :o)) Nothing left here to say...

23/01/08 - 20:18

(je vais modifier pas mal ce texte-truc au fil des jours. Affaiblir sans doute aussi. Ou pas.)

24/01/08 - 12:48

Je serais toi je n'y toucherais pas.
Est-ce que ce que tu avais à dire gagnera à être éclairé ?
Et que sera par ailleurs l'amélioration à laquelle tu désires te livrer ?
Comme je te lis, c'est un texte qui reflète un état d'esprit, une humeur, une émotion, au plus clair un sentiment, mais pas une idée.
Et si tu peaufines le style, c'est dans quel sens, pour aller où ? Pour essayer de résorber des "fautes" qui traduisent en fait ta dimension humaine, pleine de ce que tu récuses ? Mais c'est mieux de ne pas être trop pur : à trop vouloir se rapprocher de la vertu, on n'oublie qu'elle est un fantasme égotique.

Justement, je n'ai pas pensé que tu étais "carried away", mais plutôt "born to". Laisse-toi aller, accepte ce que tu as écrit, livre-le, laiss-le vivre. There's nothing left here to say.

24/01/08 - 20:49

This is fun. I have the chance to watch two Frenchmen discuss states of consciousness by means of English vocab.
"Born to get carried away"
What happened ? Did someone kidnap Kliban from the hospital nursery ?
Meanwhile, I am still struggling to understand the original French.
Bonne continuation, guys !

24/01/08 - 22:04

" 'Cept "
Il m'est avis qu'il n'y a qu'une note pour cette seule syllabe.

Ne touche pas à ce texte qui dérange, qui démange.

24/01/08 - 22:08

Ô captain my captain

C'est dans cet esprit là exactement que j'entends ré-écrire. Il reste dans ce texte beaucoup trop de maniérisme - dans les allitérations notamment -, ce qui crée entre style et fond quelque chose qui ne me convient pas - qui ne reflète pas la brutalité du ressenti, mais bien le reprise d'une forme de mise à distance dans l'apprêt du texte. Or je rêve - folie ! - d'un texte qui ne sente pas l'apprêt.

Si je réécris, donc, ce sera dans le sens d'une brutalisation du texte initial. Pas d'un peaufinage. Je ne vois pas d'autre manière de le livrer que de le/me délivrer d'un aspect trop écrit. Tout ça aussi est artificiel, de toute façon. J'essaie de passer à travers les choses.

pour le reste, je suis d'accord avec toi.

24/01/08 - 22:28

Merci, jsc. Il est à peu près dans con état final, là. Ca relète _un peu_ mieux ce que j'ai senti pendant cette nuit-là.

24/01/08 - 22:29

"Sow into me"?????

25/01/08 - 09:25

Je comprends que tu veuilles t'éloigner de l'apprêt du texte, mais en même temps comme ce n'est pas donné, c'est un travail, et si c'est un travail sur le texte, c'est un raffinement. On n'est pas dans l'art brut. Donc même si tu rends ton style plus brut, il s'agit d'un peaufinage à mes yeux.

C'était bien dans cet esprit que je t'adressais ma remarque : ton texte est justement ce mélange d'âpreté et d'apprêt.
"Comme je te lis, c'est un texte qui reflète un état d'esprit, une humeur, une émotion, au plus clair un sentiment, mais pas une idée."

Aller plus dans un sens ou dans un autre reflète ce que tu penses maintenant et pas ce que tu pensais quand tu l'as écrit. Je ne suis pas contre le fait que tu ajoutes une nouvelle version, je suis défavorable à ce que tu remplaces la précédente : c'est nier ce que tu veux dépasser.
"Et si tu peaufines le style, c'est dans quel sens, pour aller où ? Pour essayer de résorber des "fautes" qui traduisent en fait ta dimension humaine, pleine de ce que tu récuses ?"

Tu ne veut pas trop d'apprêt, tu veux t'en libérer ? OK, mais ne réfute pas celui qui s'est déjà manifesté. A mes yeux, la valeur de ton texte n'est pas dans la bête ou dans le maniérisme. L'esthétique en sera justement plus intéressante si elle reflète cette ambivalence humaine.
"Mais c'est mieux de ne pas être trop pur : à trop vouloir se rapprocher de la vertu [vertu du travail ou vertu primitive peu importe], on n'oublie qu'elle est un fantasme égotique."

Tu veux trop oublier ta dimension consciente pour que le résultat fasse disparaître ton ego, car ce résultat sera justement trop marqué par la volonté initiale qui l'a fait naître est qui est un fantasme de contrôle de soi.

26/01/08 - 00:03

C'est croire que je ne suis qu'un bloc quand j'écris. Ce n'est pas le cas. J'ai eu conscience en écrivant ce texte - au moment où je l'écrivais - de perdre quelque chose de l'influx qui l'animait - de me perdre, très précisément, dans du "joli". Habité par plusieurs strates mobiles, dont tu te dis, toi, intéressé, par la trace - ce que je peux comprendre. Mais il ne s'agissait pas d'art (or whatever) brut - plus, déjà et dès l'origine, d'une intégration de plusieurs moments, elle-même traversée d'hésitations et repentirs.

J'ai ressenti cette perte à la relecture du texte, le lendemain, les jours suivants. Une dynamique émotionnelle qui ne se mettait pas en place à la lecture et qui m'empêchait de laisser filer. C'est _cela_ que j'ai corrigé : trouvé dans mon corps la possibilité de laisser filer le texte.

Il est possible alors que je fasse mentir la succession d'instants qui lui ont donné naissance - je ne le nie pas mais je n'en suis pas sûr. Pas plus que je ne sois sûr que ce soit nier ou réfuter ce que j'entends dépasser : je connais mon maniérisme par coeur, il n'est _pour moi_ d'aucun intérêt d'en conserver toutes les traces - j'en ai des carnets entiers :o)) Pas plus que je n'entends laisser ici visibles les strates de composition des textes - ce serait impossible, de toute façon. _J'essaie_ juste de ne pas faire mentir cet ajustage somatique - cette forme de nouvelle rectitude - que j'évoquais plus haut.

Peut-être est-ce là contrôle de soi, oui. Je vais y réfléchir - mais je n'ai pas dit vouloir abandonner le contrôle, ou plutôt la maîtrise. Pas en ce moment, du tout. En ce moment où je crois, précisément, il m'importe d'être, précisément, pur - en _ce_ moment : retour des temps de pénitence.

Du coup, ce que je peux ainsi reconnaîre, et dont je te sais gré de la remarque qui me vient, c'est que ces réécritures manifestent encore quelque chose d'un bien trop grand "contentement de soi" pour être honnête. Ce n'est pas le fait de la réécriture per se, mais de la satisfaction proprement _bourgeoise_ que je peux ressentir à avoir trouvé une "forme juste". Rien que pour cela, l'ensemble devrait être jeté aux orties. Mais là, je le garde, je ne veux pas oublier cet autre sentiment - plus gluant et pour l'instant bien moins évident.

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