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Honni soit qui troll y pense

Le blogueur est dans l'escalier. Blog-cadavre, plus ou moins zombi le temps d'une résurrection

Stase

Attention, je ne répondrai pas nécessairement aux commentaires postés sur les articles au titre tildé (~).

J'écoute :
Je regarde : le ciel au soir venu
Je lis : tu roses il tulipe nous bégonions vous pétuniez ils violettent
Je mange : mal
Je bois : l'air du temps
Je pense : L'encyclopédie est trop bavarde

Je rêve : (je pleure, en fait)
(mis à jour mardi 5 août 2008 à 02:50)

31/05/2008

31/05/08 - 01:44

Lyse ~

Les mots ont une consistance d'olives apéritives. La pulpe machinale crée la soif. On ne fait pas attention aux noyaux que l'on recrache ensalivés.

Je lis sans plus de système intégrateur - fou ! Mon savoir se détache par plaques - je pèle jusqu'au mutisme. Je ne sais plus ce que penser veut dire - comment une vérité peut prendre souche dans le mot tout autant que le geste, philosophie.

Ce vieux corps se délite, dans un désastre de débris de pouèmes, de science et de vague culture. Que ferai-je de toute cette sottise accumulée ?

Rien à dire à présent qui ne me fasse mentir d'une façon ou d'une autre - décliné au passé. Imposture. Ces lignes ne disent rien. Ressassent l'épuisement d'une option intenable. Ne rendent compte que de la mélancolie d'une solitude passagère. Non de la joie de ces jours.

Ne pas transiger. Ni avec le monde, ni avec les morts.

commentaires

01/06/08 - 16:24

Quelle déconstruction du discours et de la pensée !
Il ne faut pas tomber dans le "baudelairisme" ou le "flaubertisme" de la complaisance dans l'ennui, la mélancolie et le spleen. Elle ne mène qu'à la vanité et au chaos et comme disent les Allemands : "Müssiggang ist aller laster Anfang", l'oisiveté est la mère de tous les vices.
L'instinct de survie, in fine, doit nous sauver. N'est-ce pas lui qui guide originellement notre soif de savoir ? Après tout, il y a ce mythe grec de Prométhée où les animaux ont tous des attributs pour leur survie, poils, griffes, poison etc, alors que nous, nous avons notre seul cerveau.

02/06/08 - 13:31

Ah non, pas d'accord. Il faut aussi savoir goûter son malheur et en tirer une forme de transcendance pour ainsi retrouver la satisfaction de la victoire (dut-elle passer par une affirmation négative du moi). C'est ainsi que le très haut nous emploie à détruire, c'est parfois essentiel.

Dans ce cas, ne pas hésiter à adresser un regard méchant à une voisine pénible.

02/06/08 - 21:19

(Nulle complaisance, ici- je veux dire : pas plus qu'ailleurs. Juste une tentative de verbalisation de ce qui se joue en ce moment de métamorphose - la lyse : ce stade étrange où dans sa chrysalide, la chenille s'auto-dissout presque entièrement pour se faire papillon.)

(Nulle dialectique non plus : le papillon n'est pas la négation de la chenille. Et la bifurcation qui fait passer de l'un à l'autre n'est pas un travail du négatif. Evidemment, pas de synthèse, sinon vers un ordre local et transitoire. Le goût du malheur n'est pas celui d'une habitude et approfondit chez moi - sans complaisance, nécessairement - le sens de l'immanence. L'immanence, qui n'est pas sans intensité - de même que la transcendance n'est pas sans grandeur, les grammaires communiquent ici assez bien.)

02/06/08 - 21:51

http://

Un papillon vit entre un jour et 10 mois. J'aurais préféré l'image d'un serpent qui perd sa vieille peau, sauf qu'il ne devient pas forcément plus beau. :/
Au moins c'est pour une trenaine d'années de plus :D

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